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Mayenne - 18-01-2018 - Rémi Hagel

“Les victimes aimeraient savoir de quoi elles ont été victimes”

Interview


"On vient d’ouvrir le site web victimeslactalis.fr aujourd’hui (mercredi)” annonce Quentin Guillemain, le président de l’AFVLCS. Cette jeune association, créée en décembre, continue de se structurer, mais elle est vite devenue un acteur important de l’affaire des salmonelles. La pétition lancée par Ségolène Noviant, la vice-présidente (1), a recueilli plus de 75 000 signatures en quelques jours. Ces deux parents impliqués ont rencontré les ministres Bruno Le Maire et Agnès Buzyn lundi.

Ce n’est qu’un début, leur combat se poursuit. “On va soutenir les familles qui souhaitent déposer plainte.” Ils vont aussi suivre de près l’évolution de l’enquête. Bien qu’ayant déposé plainte, “il faut qu’un juge d’instruction soit saisi pour que nous puissions avoir accès aux dossiers. Ce n’est pas le cas”. C’est pourtant bien la raison d’être de l’association : trouver des réponses à des questions : “Par où est arrivée la bactérie ? On a appris que la salmonelle est la même qu’en 2005 : finalement, quand l’histoire a-t-elle vraiment commencé ? Quand Lactalis a-t-il su ?” liste Quentin Guillemain.

L’intervention de Michel Nalet (Lactalis) la veille dans l’émission Cash investigation “me met en colère. Certes, il a présenté des excuses, mais il ne donne aucune explication sur la manière dont cela s’est passé. Il nie sa responsabilité, mais s’il s’excuse, c’est qu’il y a des raisons”. Quant à la proposition d’Emmanuel Besnier d’indemniser les familles, la réponse est claire : “On n’achètera pas notre silence.”

Le jeune père a contacté Michel Nalet par SMS, qui lui a répondu : “Nous avons bien pris en compte votre demande et reviendrons vers vous dans les plus brefs délais.” S’il pouvait rencontrer des responsables de Lactalis, voire visiter une usine, il en serait ravi, parce qu’à ce stade, c’est plutôt “le manque de transparence” qui domine. “On retire des produits en permanence, mais lesquels sont concernés par les salmonelles ? Personne n’est capable de répondre. Les victimes aimeraient savoir de quoi elles ont été victimes.” Ségolène Noviant a demandé à la ministre de la Santé que soient systématisés des tests sur les selles d’enfants présentant certains symptômes : “C’est le seul moyen de diagnostiquer la salmonellose. Si on ne le fait pas, on ne connaîtra pas le nombre de victimes.”

Failles du début à la fin

Cette liste de question sans réponse met à jour “des failles du début à la fin. Les mesures de contrôles annoncées par le ministre Stéphane Travert, c’était la moindre des choses. C’est ce qu’on demande ! C’est parce qu’on n’a pas eu connaissance de ses analyses que les choses ont duré. On n’aurait pas eu besoin de perquisitionner pour comprendre. Cette nécessaire transparence des produits fabriqués ne concerne pas que Lactalis”. Tout n’est pas à jeter, heureusement, “l’alerte sanitaire a bien fonctionné”. En revanche, “le suivi des enfants malades est inexistant. Certains ont fait des rechutes, ont dû être réhospitalisés. Certains le sont encore”.

Rémi Hagel


(1) A côté du président, on trouve Ségolène Noviant comme vice-présidente, et Perrine Monvoisin, comme secrétaire générale.



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