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Mayenne - 12-01-2018 - Frédéric Gérard

Son panier se garnit de produits mayennais

Hors champs

Aurélien Claudot se targue d’avoir ouvert “le premier magasin 100 % mayennais”. Les producteurs locaux le suivent de plus en plus. En un an et demi, il est passé d’un camion de livraison à une véritable entreprise en expansion, avec pignon sur rue. Les productions sont bio ou raisonnées, mais “toujours à ce niveau de qualité, c’est indispensable pour ces commerces de proximité”. Il a aussi pas mal d’idées pour se développer.

Dans le nouveau magasin d’Evron, le patron d’Au panier fermier, Aurélien Claudot ne s’arrête plus : les clients sont de plus en plus nombreux, 450 paniers garnis sont à préparer pour les fêtes, et d’autres projets en cours sont à mener.

Dans le nouveau magasin d’Evron, le patron d’Au panier fermier, Aurélien Claudot ne s’arrête plus : les clients sont de plus en plus nombreux, 450 paniers garnis sont à préparer pour les fêtes, et d’autres projets en cours sont à mener.


"Cela a explosé quinze jours avant l’inauguration… On ne sait pas vraiment pourquoi.” Aurélien Claudot s’active, dans son tout nouveau magasin d’Evron, inauguré le 19 novembre. Les clients se succèdent. Avec chacun, le jeune patron échange quelques mots, en tutoie certains, donne des conseils, des explications. “La première fois que les gens viennent, je prends le temps de faire le tour du magasin avec eux, pour leur présenter les produits, d’où ils viennent. C’est important que les clients comprennent la démarche. Et la différence avec les produits locaux de la grande distribution. Les gens sont d’ailleurs souvent surpris de voir qu’à qualité égale, nos légumes ne sont pas plus chers.”

De l’agriculture au commerce

Hier agriculteur, Aurélien Claudot ne s’imaginait pas à la tête d’un commerce, il y a deux ans. Diplômé d’une Master en management des activités commerciales (alimentaires, agricoles et horticoles), “je voulais développer la vente directe sur le Gaec, ou créer une ferme pédagogique”. Finalement, cela ne se fera jamais. Mais l’idée ne le quitte pas. Les manifestations de l’été 2015 vont tout déclencher.

Au départ, il fait le tour de ce qui existe. “J’avais pensé à ouvrir une Ruche. Mais il me manquait quelque chose : soulager les producteurs.” [La Ruche qui dit oui est un réseau de gérants de dépôts de produits fermiers, avec commande en ligne]. En mars 2016, il crée Au panier fermier, un site de commande par internet, avec livraison à domicile ou à des points de retraits. A la différence d’autres sites ou Amap : c’est lui qui va récupérer les commandes dans les exploitations. En échange de cet appui logistique, les producteurs “font un petit geste” sur leurs prix.

Vingt producteurs le suivent d’emblée. Ils sont trente-cinq aujourd’hui à travailler avec lui, en agriculture bio, durable ou raisonnée. Un producteur par référence, “pour ne pas créer une concurrence”, sauf pour les légumes, la viande, ou encore les fromages. “J’ai une quinzaine de noms en liste d’attente.” Ici, tout est 100 % mayennais.
C’est à l’automne 2016 qu’Aurélien perçoit une nouvelle attente et ouvre un dépôt, à Evron. Habitants des Coëvrons et élus défilent le dimanche de l’ouverture. La mayonnaise prend. Il étend aussi son activité aux comités d’entreprise : une bonne manière de préparer des commandes en amont, et de se faire connaître. La demande est telle qu’Aurélien engage des travaux et transforme le dépôt en véritable épicerie, “ce qui n’était pas prévu”. Il lance une campagne de financement participatif sur internet — “C’était plus pour fidéliser les clients, avec les paniers garnis… J’avais déjà les financements.” Banco : 450 paniers sont commandés pour les fêtes. Trois fois plus que l’an passé. Dans le magasin, de petites ardoises avec les noms, prénoms ou pseudonymes des contributeurs de la campagne de financement sont accrochées au mur pour les remercier. L’entrepreneur veut créer un esprit de communauté ; avec ses producteurs, il réfléchit à créer du lien, avec des suggestions de recettes par exemple. Des recettes ? Il a aussi l’idée de mitonner des bocaux, sous marque locale.

Déjà un second magasin prévu


Et ce n’est sans doute pas fini ! Les idées fusent, “mais il faut que je fasse attention de ne pas trop me disperser”. Il emploie deux salariés, sans doute plus demain. “On va ouvrir un second magasin à Mayenne, en avril… Normalement, mais les travaux peuvent toujours prendre du retard.” Le futur local, imbriqué dans le projet immobilier d’un nouveau centre multi-activités, dans l’ancien palais de justice de la sous-préfecture, ne sera pas plus grand qu’à Evron : la taille participe à la proximité, et à la convivialité, avec le client, pierre angulaire du concept, explique Aurélien. “Sur internet, le profil moyen est une mère de famille de 35 ans, qui travaille. Elle veut gagner du temps. Au magasin, on voit de tout, mais des retraités viennent volontiers deux ou trois fois par semaine. Certains retrouvent ce qu’ils ont connu.” Un lieu qui fait du lien.

Frédéric Gérard


Pour en savoir plus
www.aupanierfermier.fr
facebook.com/aupanierfermier


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