• Suivez-nous :

accueil
Loire-Atlantique > Les salariés de la Chambre d’agriculture dans l’impasse
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Loire-Atlantique - 16-01-2018 - Christian Evon

Les salariés de la Chambre d’agriculture dans l’impasse

Social

Après plus d’un mois de conflit et trois débrayages, la situation est bloquée entre les salariés de la Chambre d’agriculture 44 et leur employeur concernant leurs conditions de travail et leur rémunération. Le mouvement, porté par la section syndicale CFDT, bénéficie d’un large soutien auprès des salariés.

Mercredi dernier, les salariés ont à nouveau débrayé. Ils ont installé bottes de paille et slogans à l’entrée de la Maison de l’agriculture pour sensibiliser les visiteurs.

Mercredi dernier, les salariés ont à nouveau débrayé. Ils ont installé bottes de paille et slogans à l’entrée de la Maison de l’agriculture pour sensibiliser les visiteurs.


"Le 2 janvier, pour la reprise du travail, nous étions une trentaine à manifester notre mécontentement et 70 lundi dernier”, souligne Aude Chiron, la déléguée syndicale. La lassitude des salariés est grande, d’autant que ce conflit arrive dans un contexte où leurs salaires sont gelés depuis plus de cinq ans.

Mercredi soir (8  janvier) à Angers, au cours des Vœux de la Chambre d’agriculture régionalisée, ils ont réaffirmé leurs préoccupations au président (Claude Cochonneau) et au directeur (Philippe de Ponthon), ainsi qu’aux cadres présents. “On n’a pas envie de lâcher, car cette situation n’est pas de notre fait. On sait que 350 000 € ont été budgétés pour permettre aux salariés de la Loire-Atlantique de rejoindre la régionalisation”, explique t-elle. Alors que la délégation CFDT lui demandait un rendez-vous pour tenter de sortir du conflit par le haut, Claude Cochonneau leur a dit ne pas vouloir faire de favoritisme vis-à-vis d’eux et que la négociation était terminée. “Nos revendications sont toujours les mêmes, à savoir 2 points par jour pour les 6 travaillés en plus et une augmentation de salaire de 2,34 %, correspondant aux 48 minutes supplémentaires travaillées par semaine”, poursuit Aude Chiron.

“Les salariés des autres chambres, qui voyaient ça de loin jusqu’alors, commencent à comprendre notre situation. La DRH a été licenciée il y a un an. Aucune gestion des emplois et des compétences n’a été mise en place pour cette régionalisation faute de temps et de compétences. On est d’autant plus amers que nous avions en Loire-Atlantique un comité d’entreprise qui fonctionnait bien, mais qui vient d’être supprimé. Il est remplacé par une commission paritaire (3 réunions par an), qui n’a pas d’obligation légale. D’où notre demande de mise en place d’un comité social et économique pour permettre aux instances représentatives du personnel un dialogue social fructueux avec l’employeur”, explique Aude Chiron.

Un manque d’anticipation

Pour comprendre la situation, il faut remonter plus de vingt ans en arrière. En 1995, les salariés avaient signé un accord sur le temps de travail et en passant à 38 heures hebdo au lieu de 39h, l’heure récupérée alimentant leurs RTT. Cette disposition avait permis de créer 3,5 ETP, les salariés en finançant une partie. Trois ans plus tard, avec la loi de Robien, la durée légale de travail avait été portée à 34,12 h, d’où cette différence de 48 mn exposée plus haut. mn par semaine. “Pour financer le dispositif, chaque salarié contribuait selon son niveau de salaire, de 1,5 % à 3,5 %. Cela a bien fonctionné pendant 20 ans. Tout le monde s’y retrouvait puisque l’employeur a touché des aides et que 17 ETP ont été créés”.

La régionalisation des chambres, avec un employeur unique à partir du 1er janvier 2018, aboutit logiquement à l’harmonisation des règles pour l’ensemble des salariés des quatre départements (650). “On a demandé que nos 48 mn travaillées en plus nous soient payées, pour atteindre comme les autres les 35 heures hebdo. Le schéma-cible, que nos collègues de la Sarthe, de la Vendée et de la Chambre régionale ont accepté, est de 37,45 h/hebdo et 16 jours de RTT. Ce qui équivaudra en 2019 pour nous à travailler 12 jours de plus sans compensation : c’est inacceptable”, conclut Aude Chiron.

Christian Evon


Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services