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France - 02-01-2018 - Frédéric Gérard

Bel précise ses nouvelles orientations sur la collecte

Prix du lait

En annonçant un prix à 350 euros/1 000 litres sur l’année 2018, ainsi qu’une modification de son cahier des charges, le groupe Bel s’est d’emblée placé au-dessus des débats. Ses choix auront des répercussions, chez ses livreurs, voire au-delà.

Bel veut imposer le “sans OGM” à ses producteurs de lait adhérents ou non, de l’APBO. (photo BEL©Franck_juery)

Bel veut imposer le “sans OGM” à ses producteurs de lait adhérents ou non, de l’APBO. (photo BEL©Franck_juery)


Après deux ans de crise, “c’est une fierté de pouvoir tirer le marché vers le haut, plutôt que vers le bas”, commente Bruno Casimir, le directeur industriel France du groupe. Bel a annoncé, il y a un quinze jours, l’accord trouvé avec la principale OP (organisation de producteurs) : un lait payé à 350 euros sur 2018, assorti d’une prime de 21 euros/1 000 litres pour respecter de nouveaux critères “lait de pâturage” (15 euros) et alimentation “sans OGM” (6 euros). Une charte viendra compléter plus largement le futur cahier des charges sur les aspects d’environnement, de “bien-être animal” et de relocalisation de la production (par les fourrages).
Depuis la vente, confirmée en juillet dernier, du site de Cléry-le-Petit dans la Meuse, l’industriel s’est recentré. “Aujourd’hui, tout le lait Bel vient de l’Ouest de la France”, assure Bruno Casimir. 85 % de la collecte sont fournis par l’APBO, qui regroupe 80 % des exploitations qui livrent chez Bel (1). “On est sur des structures familiales de 50-60 vaches.”

Le cahier des charges n’est pas finalisé. “Les 150 jours de pâturage minimum par an correspondent à un accès libre. On sait très bien qu’entre une exploitation de Mayenne ou du Loir-et-Cher, ce sera plus ou moins facile à mettre en place”, précise Bruno Casimir, qui connaît bien la diversité pédoclimatique de la zone pour avoir été directeur de l’usine de Sablé jusqu’à l’an dernier. “On sait qu’avec la notion de prime, des éleveurs vont replanter de l’herbe. On le sent en échangeant avec les éleveurs.” “80 à 90 % des élevages” devraient pouvoir répondre aux 150 jours de pâturage. Le “sans OGM” sera imposé partout.

Pour les éleveurs adhérents, des réunions ont déjà eu lieu. Des journées plus techniques, pour adapter ses systèmes et ses rations au “non OGM”, ont aussi commencé. Reste les autres. “Pour expliquer la démarche aux producteurs de lait indépendants [non adhérents de l’APBO], on va aller les voir individuellement, avec l’APBO, pour qu’ils intègrent la démarche.”

Vers une adhésion obligatoire pour obtenir la prime

Jusqu’ici, souligne Bruno Casimir, “Bel n’a jamais obligé un éleveur à intégrer une OP”. Mais l’accord signé avec l’APBO implique que le lait demandé par Bel répondra à un cahier des charges, et que le respect de ces critères, agréés par un organisme certificateur, sera de la responsabilité de l’OP. Ce qui signifie que pour pouvoir toucher la prime de 21 euros, tout éleveur devra adhérer à cette OP.

Quant à savoir pourquoi un fabricant de marques aussi spécifiques, sans grande concurrence pour les principales, et dont les ventes ont progressé en 2016, se sent obligé de s’adapter aux “attentes sociétales”… Bruno Casimir assure qu’il ne faut chercher aucun lien avec la communication sur cette nouvelle orientation, en préambule des négociations commerciales. Le directeur répond : “On veut essayer de coller avec les demandes des consommateurs. Une marque ne peut plus suffire, répondre aux attentes sociétales ne peut que la renforcer.”

Frédéric Gérard

(1) L’Association des producteurs Bel de l’Ouest est une OP reconnue en 2012 qui regroupe 700 producteurs. La zone de collecte s’étend sur les départements de la Mayenne (un peu en Ille-en-Vilaine), de la Sarthe, du Maine-et-Loire, de l’Orne, de l’Eure-et-Loir, du Loir-et-Cher. Les laiteries approvisionnées sont celles d’Evron, de Sablé-sur-Sarthe et de Vendôme.

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