• Suivez-nous :

accueil
Environnement > Energies renouvelables > La maîtrise de l’énergie, une thématique toujours d’actualité
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Energies renouvelables - 10-12-2017

La maîtrise de l’énergie, une thématique toujours d’actualité

Le Civam Agriculture Durable de la Mayenne a organisé cet automne une formation sur les consommations d’énergie sur des exploitations laitières. Les participants se sont intéressés plus particulièrement à la consommation électrique du bloc traite.


Au sein d’une ferme en bovin lait, il y a deux types de consommations d’énergie. D’abord, l’énergie directe, c’est-à-dire consommée sur la ferme directement : consommation de carburant et lubrifiants pour les engins agricoles et consommation en électricité. Ensuite, l’énergie indirecte, nécessaire à la fabrication et au transport des intrants (aliments, fertilisants, phytosanitaires, etc.).


Un des principaux leviers pour diminuer les consommations d’énergie à la ferme réside dans le développement du pâturage : cela permet de diminuer les consommations de carburant (récolte/distribution de fourrages, gestion des effluents), d’achat d’aliments et de fertilisants (une prairie équilibrée en graminées-légumineuses apporte un fourrage équilibré et de qualité et ne nécessite pas d’intrants azotés).


Le bloc traite, c’est 85 % des consommations en électricité


Le groupe d’agriculteurs ayant participé à la formation a déjà effectué cette évolution vers le pâturage et souhaitait se pencher sur une seconde étape : comprendre les consommations au sein du bloc traite (eau et électricité) et approcher les notions de production de gaz à effet de serre (GES).


Le premier poste de consommations d’électricité d’une ferme laitière est le bloc traite qui représente 85 % des consommations totales en électricité soit 400 à 500 kWh/vache/an (source : éco énergie lait). Au sein du bloc traite, les installations qui consomment le plus d’énergie sont le tank à lait, la machine à traire et le chauffe-eau.

Le groupe a donc échangé sur les pratiques et consommations d’énergie de chacun, ce qui a permis de changer quelques habitudes et fonctionnements. Par exemple, sur la consommation du tank, un éleveur a constaté que son tank fonctionnait longtemps après la traite. Après le passage d’un frigoriste, le tank (en location) a été changé : désormais, il refroidit le lait beaucoup plus vite et consomme moins d’énergie (lait refroidi dès la fin de la traite). Voici quelque actions simples sur les économies de consommation en électricité a été réalisée :

- Bien ventiler la laiterie : organiser une circulation de l’air lors du refroidissement du lait

- Démarrer la machine à traire au dernier moment

- Isoler le chauffe-eau et les conduites d’eau chaude et diminuer la température de l’eau chaude (jusqu’à 65 °C)

- Réduire et maîtriser ses consommations en eau chaude

- Maîtriser la durée du lavage de la machine à traire (en lavage
manuel)

- Bien entretenir son matériel (tank, chauffe-eau, etc.)

Une fois les efforts de maîtrises des consommations réalisés, il existe plusieurs équipements afin de diminuer les consommations en électricité :

- Le pré-refroidisseur à lait : c’est un échangeur entre le lait chaud et de l’eau froide passant en sens inverse. Il permet de diminuer la température du lait avant d’arriver dans le tank

- Le récupérateur de chaleur : la chaleur dégagée par le tank lors du refroidissement du lait est récupérée et utilisé pour chauffer l’eau. Il est possible de chauffer l’eau jusqu’à 65 °C, le chauffe-eau électrique vient en complément (si nécessaire)

- Le chauffe-eau solaire : l’eau chaude est chauffée via un fluide caloporteur chauffé lui-même par des panneaux solaires.

Le tableau résume les avantages et inconvénients de chaque installation. Une grande majorité des agriculteurs du groupe a choisi d’installer un de ces équipements selon leurs besoins.


Calculer son empreinte carbone


La formation a aussi abordé les notions de consommations d’énergie au sein des habitations des agriculteurs avec l’intervention d’Arnaud Dubreil de l’association Synergies 53. Différents points ont été abordés concernant les consommations en énergie et en eau. Cela a permis de donner des conseils sur les économies possibles et de mieux estimer la consommation de l’habitation vis-à-vis de celle de la ferme.


Le groupe a aussi échangé sur les émissions de gaz à effet de serre de leurs fermes. Les éleveurs ont utilisé l’outil Self-Co2 : simple à utiliser, il permet d’approcher les notions de production de GES et de fixation de carbone. Avec cet outil, l’empreinte carbone nette correspond à la différence entre la production et la fixation d’équivalent carbone sur l’atelier lait.


Sur la moyenne des sept fermes, l’empreinte carbone atteint 0,80 kg éq CO2/ l de lait ce qui correspond au quart inférieur du groupe de référence : système de plaine avec - de 10 % de maïs.

Les émissions de GES représentent en moyenne 1 kg eq.CO2/l de lait dont 65 % sont liés aux fermentations entériques.


Le stockage de carbone sur la ferme est en lien à l’assolement et à la présence de haies : plus il y a de prairies (naturelles et/temporaires) et de haies plus il y aura de carbone fixé. Il y a ainsi eu 11 à 32 % de compensation des émissions par fixation de carbone.



Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services