• Suivez-nous :

accueil
Actualité-Politique > France > Lait infantile : une affaire qui pourrait écorner l'image de la “qualité France” ?
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

France - 08-12-2017 - Frédéric Gérard

Lait infantile : une affaire qui pourrait écorner l'image de la “qualité France” ?

PRODUITS LAITIERS

Du lait infantile fabriqué dans l'usine de Craon a été rappelé. Quel impact sur les millions d'euros d'investissements de la filière ?

Du lait infantile fabriqué dans l'usine de Craon a été rappelé. Quel impact sur les millions d'euros d'investissements de la filière ?


La suspicion de salmonelles (type agona) dans des boîtes de lait infantile a suscité un vif émoi, en France. Chez les parents, bien entendu, à travers les médias en général, au sein de la filière aussi, d'une certaine façon. Derrière cet incident, c'est une partie de l'image de qualité des produits français qui pourraient être écornée. Ce qui montre une nouvelle fois la réalité de problématiques de filière.


40 % des importations chinoises


Les principaux transformateurs français (Lactalis, Laïta ou encore Les Maîtres Laitiers du Cotentin) ont récemment ou au cours des dernières années investi dans ce secteur : à l'échelle de la filière, cela s'additionne en centaines de millions d'euros. Le Grand-Ouest est au cœur de ce processus de valorisation à l'export. Mais attention, le public ciblé est sensible : l'alimentation des nourrissons fait l'objet d'une attention démultipliée. 


Danone en sait quelque chose : en 2013, le groupe avait perdu 280 millions d'euros, suite au retrait de lait infantile distribué par une filiale sur le marché asiatique. Au final, pas de contamination, il s'agissait d'une fausse alerte.

La locomotive de ce segment de marché est encore une fois la Chine. Son appétit pour les poudres de lait infantile, principalement de la part des nouvelles classes aisées du pays, a grandi suite à des scandales sanitaires à répétition. Il y a désormais dix ans, les autorités chinoises ont ainsi fermé des usines et préféré faire confiance aux importateurs occidentaux. Et cet intérêt ne se dément pas. “C'est devenu le premier poste d'importation de produits laitiers en valeur, souligne Gérard You, responsable des services économie des filières à l'Institut de l'élevage. Sur les neuf premiers mois de l'année, la Chine a importé pour 7,5 milliards d'euros de produits laitiers, dont 3 milliards d'euros de lait infantile.” 40 % de la valeur totale des importations laitières chinoises : de quoi attirer les principaux pays exportateurs d'Europe de l'Ouest, ou encore la Nouvelle-Zélande et les Etats-Unis.


200 000 boîtes retirées en préventif


Il est trop tôt pour savoir si cette histoire de salmonelles en France sera relayée en Chine. Samedi, ce sont 200 000 boîtes qui ont été rappelés par les autorités françaises et la DGCCRF. Trois lots de produits de trois marques différentes (Picot, Milumel, Pepti) fabriquées dans l'usine de Craon, en Mayenne, une partie commercialisée depuis le mois de juillet. Vingt nourrissons de moins de 6 mois ont été sujets à des diarrhées ; on est loin des 123 cas de 2005, avec une suspicion autour du lait infantile fabriqué dans l'usine Célia. Les analyses se poursuivent sur le site de transformation (où deux autos contrôles existent en permanence) et de stockage. Dès le dimanche, Lactalis indiquait avoir reçu “14 000 appels en une seule journée, avec un pic de 2 500 appels à l'heure”! (1)


Frédéric Gérard


(1) Le Monde du 5  décembre. Lactalis a mis en place un numéro vert pour répondre aux interrogations des familles (0800 120 120, de 9 h à 20 h).



Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services