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Bovins lait - 01-12-2017 - Rémi Hagel

20€/1000 l économisés grâce à... une brouette !

Investissement

Les éleveurs laitiers se trouvent en difficultés structurelles, constate Idele. Difficile de se positionner pour investir. Participer à des groupes de progrès peut donner de bonnes idées, pour des investissements utiles, par exemple une brouette ou un boviduc.

La distribution quotidienne de concentrés peut alourdir les charges lorsqu'elle est mal dosée.

La distribution quotidienne de concentrés peut alourdir les charges lorsqu'elle est mal dosée.


"Construire un projet dans un contexte en rupture”, le défi posé par Idele est de taille. Sur la moyenne des 83 fermes des réseaux d'élevage, les résultats par UMO oscillaient autour de 25 000 euros depuis 2007, mais ils ont drastiquement chuté depuis trois ans pour devenir négatifs en 2016. Les exploitations présentant une trésorerie nette négative ont augmenté pour atteindre près de la moitié en 2016 ! “Sur dix ans, les résultats sont insuffisants. C'est l'effet des crises, mais aussi des effets structurels” commentait le chercheur Benoît Rubin, lors d'une conférence au Space.


Les éleveurs laitiers ont réduit leurs investissements (de 27 300 € en 2014 à 19 500 € en 2016). Pourtant, ils empruntent autant. “Avant, il y avait plus d'autofinancement.” On constate aujourd'hui un décalage entre les capitaux investis et le résultat. “On doit se poser la question de la pertinence de l'investissement : est-ce qu'on apporte à l'EBE ? Souvent, ce n'est pas le cas. On n'a pas assez mis le focus là-dessus.”

Si on compare à l'étranger, on peut trouver des pistes. En Australie, déjà habitués aux aléas climatiques, ils contrôlent scrupuleusement leur trésorerie. En Irlande, les investissements sont modérés.


Des économies avec un bovidés


Avant de comparer avec le reste du monde, on peut comparer avec son voisin. C'est l'objet des groupes de progrès. En Maine-et-Loire, la conseillère de la chambre d'agriculture Céline Marsollier anime six groupes Lait dans les Mauges. Certains petits investissements peuvent engendrer des effets importants. Ainsi, un éleveur a réduit son coût de revient de 20 €/1 000 l. “Qu'est-ce que t'as changé ?” lui ont demandé les autres. “J'ai acheté une brouette plus petite !” Avec la première brouette, il distribuait plus de concentré que nécessaire chaque jour...

Un autre éleveur a investi dans un boviduc : 16 000 euros. Cela lui a permis d'accroître sa surface de pâturage. “Cela coûte moins cher que la vache aille chercher elle-même le fourrage” explique la conseillère. Sans cela, il aurait dû modifier son système (plus de maïs) ou utiliser du matériel de récolte pour de l'affouragement en vert.


Investir dans la formation, ça paie


Finalement, pour les participants, un investissement compte : l'investissement dans les compétences et/ou dans la formation. La cause n'est peut-être pas directe, mais leurs prix de revient sont meilleurs que la moyenne. En tout cas, “tous ont compris l'intérêt d'investir dans les échanges. Le moment du repas compte beaucoup !”


Rémi Hagel



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