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Mayenne - 24-11-2017 - Rémi Hagel

Les recoins de la Mayenne en panorama

Hors Champs

Le photographe naturaliste Eric Médard sort un livre de photographies panoramiques des paysages de la Mayenne. Après les animaux, il met en lumière la beauté timide de ce département. Une invitation au voyage, à domicile.

Eric Médard révèle un charme réel mais caché du bocage mayennais (au Bourgneuf-la-Forêt) en le photographiant du ciel et en panoramique.

Eric Médard révèle un charme réel mais caché du bocage mayennais (au Bourgneuf-la-Forêt) en le photographiant du ciel et en panoramique.


"Enfant, je passais mes vacances dans la ferme de mes grands-parents en Sarthe. Je me levais à 5 h du matin pour pêcher l’anguille. Quand je traversais la prairie, je me croyais dans le Yukon ! Je pêchais, j’observais la nature et je construisais des cabanes. Aujourd’hui, je continue d’observer les bêtes et de construire des cabanes…” Eric Médard en a même fait sa profession. Derrière l’humilité de cette présentation se cache une volonté et un talent extraordinaires. Il en faut pour tenir quasiment trois jours d’affilée, presque en continu, immergé jusqu’au torse dans une tourbière scandinave, sous le soleil de minuit, quasi sans manger, ni dormir. Tout ça pour photographier des oiseaux : “Les tétralyres réalisent des parades nuptiales mythiques. Il y avait les reflets dans l’eau. C’était extraordinaire ! Je ne pouvais pas les lâcher…” Une endurance de guerrier pour assouvir une passion de gamin.

Primé à Londres

Ce professionnalisme a été reconnu : en 2016, Eric Médard a notamment été sélectionné pour la finale du concours britannique BBC Wildlife, l’un des plus prestigieux de la photographie animalière. La photo lauréate représente une chouette qui s’apprête à bondir sur un rat. Pour l’obtenir, le Mayennais a bricolé dans sa propre grange. Il a monté des capteurs infrarouges : ils déclenchent la prise de vue quand on passe devant.

La trace de l’homme


Conséquence de toutes ces années d’observation naturaliste, Eric Médard connaît la Mayenne comme sa poche. Les paysages qui servent de décor à ses photos animalières ont fini par lui faire de l’œil. Photographier ce territoire représentait “un véritable défi”, explique-t-il. Car, de prime abord, ce département du milieu ne marque pas par ses paysages : pas de mer, pas de montagnes, pas de désert… “On est toujours le nez dans l’herbe, il y a peu de points hauts. Pourtant, c’est top la Mayenne. Je connaissais certains micro-endroits que je trouvais super-beaux. J’ai voulu montrer des paysages naturels, mais aussi l’impact de l’homme sur nos paysages : les villes, les éoliennes, etc.”. Et aussi la présence incontournable de l’agriculture : les parcelles cultivées, le maillage du bocage, les pistes de chevaux. Toutes ces réalités contiennent une part de beauté et de poésie qu’Eric Médard parvient à mettre en évidence.

Défis techniques

A force d’avoir le nez dans l’eau, il a donc décidé de prendre de la hauteur. Et pour cela, il a relevé deux défis techniques. Le premier, logique : il a pris des photos du ciel. Il a réalisé des vols en ULM. La difficulté est qu’il faut planifier l’opération, pas toujours en adéquation avec la météo. Le drone s’est révélé plus pratique : “Je l’ai tout le temps avec moi, dans le sac à dos. Je peux le lancer en deux minutes. C’est ainsi que j’ai pu prendre cette photo où le soleil est soudain passé sous les nuages, créant un arc-en-ciel…”

Eric Médard donne donc à voir la campagne sous un autre angle, et fait apparaître des formes et des couleurs insoupçonnées, tel cet étang qu’on croirait perdu dans la taïga, et qui se trouve en réalité au bois de Bergault.
L’autre défi technique a été de composer des photos panoramiques, à partir de plusieurs vues, ce que permet le numérique. Cet artifice donne également un nouvel angle de vue aux petits coins : ils prennent de l’ampleur. Certains sites sont connus : du côté du mont des Avaloirs ou de Sainte-Suzanne, mais d’autres font partie de ces petits secrets (qui ne le sont plus). Par exemple, le pont des cinq pierres, à Gesvres, ou des recoins de la forêt de Mayenne.

Coordonnées GPS

Le livre se lit deux fois : dans un premier temps, on se promène parmi les photos non légendées. “Je voulais qu’on admire la photo pour elle-même. Je ne voulais pas que la légende parasite le regard”. Mais ensuite, à la fin, figurent toutes les légendes, et même les coordonnées GPS : on peut s’amuser à reconnaître l’endroit, on peut surtout aller s’y promener un jour. Les vues aériennes ne constituent que 20 % des photos. “Je veux que le public ait envie d’aller découvrir ces endroits, et qu’il continue à explorer la Mayenne par lui-même.”

Rémi Hagel

Les plus beaux paysages de la Mayenne, 34 euros. Disponible dans les librairies de la Mayenne, ou en commande sur www.ericmedard.com



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