• Suivez-nous :

accueil
Mayenne > “Si être indépendant, c’est gagner moins de 350 €, beaucoup préféreraient être salariés”
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

Retrouvez bientôt le blog de l'expert

Un expert répond à vos questions en direct !

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Mayenne - 10-11-2017 - Rémi Hagel

“Si être indépendant, c’est gagner moins de 350 €, beaucoup préféreraient être salariés”

Maxime de Rostolan est ingénieur, maraîcher, entrepreneur, fondateur de Fermes d’Avenir et de Blue bees. Il donnera une conférence sur la permaculture à Mayenne, mardi 14 novembre. Il bouscule les idées reçues et les structures en place.

Maxime de Rostolan donnera une conférence sur la permaculture à Mayenne, mardi 14 novembre.

Maxime de Rostolan donnera une conférence sur la permaculture à Mayenne, mardi 14 novembre.


Maxime de Rostolan développe la formation de “payculteur”. Le payculteur est un “chef d’orchestre” qui met en lien l’amont et l’aval de la production agricole bio locale. D’un côté, il aide des porteurs de projets sur l’administratif ; de l’autre, il répond aux demandes d’approvisionnement. Ce type de démarche existe déjà, mais “la demande est exponentielle et l’offre ne suit pas. Les Adear et Civam sont sous l’eau, ils n’arrivent pas à répondre. Par ailleurs, je parle d’entrepreneur, en prise à la réalité économique. Les associations soutiennent les porteurs de projet, mais ensuite, que le projet marche ou pas n’a pas de conséquence pour elles”. Il pointe le statut fragile de ces associations dépendantes des subventions, qui se retrouvent dans la panade lorsque les conseils régionaux changent de majorité.

Il casse le mythe de l’agriculteur chef d’entreprise : “Il y a plein de gens qui aimeraient travailler la terre, mais ont besoin d’un cadre, en étant salariés d’une collectivité ou d’une régie. Les néoruraux n’ont pas l’héritage paysan et cette revendication d’autonomie. Et si être indépendant, c’est gagner moins de 350 euros, beaucoup préféreraient être salariés.”

Ces payculteurs sont la suite de la démarche entreprise par Maxime de Rostolan pour “créer et structurer un nouveau modèle de développement agricole centré sur une agriculture biologique et locale. Il faut 7 calories fossiles pour produire une calorie alimentaire. C’est une aberration ! C’est une insulte à l’intelligence humaine.”
Le jeune homme promeut la permaculture qui consiste à concevoir des “écosystèmes humains équilibrés. On peut l’appliquer pour construire une maison ou gérer une entreprise”. Cela concerne d’abord l’agriculture, avec diverses techniques : “On travaille sur un sol vivant, on ne le laisse jamais nu. On cherche la diversité sur une même parcelle, on développe l’agroforesterie, etc.” La conduite en bio “est un minimum” auquel on ajoute la biodiversité et le social. Car “AB n’est qu’un cahier des charges. On peut produire bio avec un gros tracteur, du plastique partout et aucun arbre”.

L’élevage est nécessaire


Maxime de Rostolan est devenu maraîcher en Touraine en 2014, sur 1,4 ha. “Il s’agissait d’évaluer la viabilité économique, technique et sociale de ce type d’agriculture”. Elle l’est (aujourd’hui, il emploie deux salariés). Elle est applicable à de plus grandes exploitations, et surtout “l’élevage est absolument nécessaire. On boucle la boucle pour la matière organique. En grandes cultures sans labour, pour se passer du glyphosate, la recette passe par des rotations longues, avec des prairies, donc de l’élevage”. “Il y a une urgence à agir, mais il n’est pas trop tard. Les astres sont alignés, les consommateurs ont envie. Il n’y a plus qu’à…”

Début décembre sort le film On a vingt ans pour changer le monde.

Rémi Hagel

Mardi 14 novembre à 20 h 30, au théâtre de Mayenne, conférence sur la permaculture avec Maxime de Rostolan (fondateur de Fermes d’Avenir). Qu’est-ce que la permaculture ? L’agriculture mayennaise peut-elle s’en inspirer ? Tables rondes avec Philippe Jéhan (Fdsea 53) et Audrey Perrault (CERFrance) sur l’agriculture en Mayenne et Benjamin Barberot (Europlastiques), Delphine Pellerin (Ma Mijot’), Thibault le Marié (Langue et Nature) sur la permaculture et les entreprises. Inscription gratuite www.jci-hautemayenne.fr (il ne reste que quelques places).

Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services