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France - 03-11-2017 - Nathalie Barbe

"Les femmes ne sont plus agricultrices par défaut"

Egalité professionnelle

Elisabeth Lemarié, éleveuse laitière à Challes (Sarthe).

Elisabeth Lemarié, éleveuse laitière à Challes (Sarthe).


Le 19 octobre, la Ciap 72 organisait une rencontre sur le thème de l’agriculture au féminin. Témoignages de Sarthoises et projection d’un film réalisé par le Civam de l’Ardèche ont fait débat, en présence de Leïla Louhibi. “Votre initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de donner la parole aux femmes invisibles” a réagi la déléguée départementale aux droits des femmes et à l’égalité. Cet atelier sera cité en exemple dans le cadre du Tour de France de l’égalité (1).

Un choix de vie

“La femme qui élève des chèvres en Sarthe, ça l’occupe ! Voilà ce qu’on pense !” résume Anne Mèche, ancienne ergothérapeute installée il y a trois ans à Voivres-lès-Le-Mans. Avec 40 chèvres et une production laitière transformée en fromage pour la vente directe, la jeune femme doit son nouveau départ au statut de son mari enseignant. “Son salaire a rassuré la banque car elle avait peu de références sur ma production.” Pour le reste, bon vent ! L’anecdote en rappelle d’autres. “Tu ne pousseras pas les vaches toute ta vie !” déclara le principal du collège à Elisabeth Lemarié, fille d’agriculteur et “fâchée avec l’école”. Aujourd’hui mère de quatre garçons, l’éleveuse laitière de Challes, 54 ans, est en Gaec avec sa sœur depuis 1991. “Etre agricultrice, c’était tellement naturel que je ne me voyais pas faire autre chose.” Quitte à passer par les phases de qualification ! “J’ai débuté comme salariée au service de remplacement. On ne voulait pas d’une femme et il a fallu prouver que je pouvais y arriver.”

Sans sourciller, la Sarthoise conduira un chantier d’ensilage sous le regard goguenard des collègues hommes. “C’était il y a trente-cinq ans ! Aujourd’hui, c’est pareil. Pour être une femme en agriculture, il faut se battre.” Mais Elisabeth tient à mettre les points sur les “i” : “Il ne faut pas être plus féministe que les féministes. Autrefois, quand nos mères épousaient un agriculteur, elles devenaient agricultrices par la force des choses. Aujourd’hui, les femmes ne sont plus agricultrices par défaut. C’est un choix de vie.”

Nathalie Barbe

(1) octobre 2017-mars 2018. Marlène Schiappa, secrétaire d’Etat chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, a lancé le 4 octobre le Tour de France de l’égalité. Objectif : recueillir la parole des femmes afin que le 8 mars 2018, date de la Journée internationale des droits des femmes, soit présenté un vrai programme sur l’égalité professionnelle.


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