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Loire-Atlantique - 03-11-2017 - Christian Evon

Hereford, la vache docile et rustique

Elevage

Relativement méconnue en France alors qu’elle est très présente dans le monde, la vache anglaise Hereford est peu exigeante. Nourris exclusivement à l’herbe et au foin, ces animaux sont appréciés pour leur viande persillée. Rencontre avec deux élevages de Loire-Atlantique aux profils bien différents.

Tout en les triant pour la reproduction, Guénolé Tual et Coline Van Lierde ont doublé leur effectif, passant de dix mères, au démarrage, à vingt actuellement. Pour les mâles, leur finalité est la vente de viande en caissettes.

Tout en les triant pour la reproduction, Guénolé Tual et Coline Van Lierde ont doublé leur effectif, passant de dix mères, au démarrage, à vingt actuellement. Pour les mâles, leur finalité est la vente de viande en caissettes.


Installés en 2011 à Saint-Mars-du-Désert, non loin de Nantes, Guénolé Tual et Coline Van Lierde élèvent des vaches Hereford et les veaux de l’année avec vente directe de colis de viande à la ferme. Ils sont aussi éleveurs de chevaux de selle et engraissent des porcs en plein air. “Les femelles Hereford ne sont pas dangereuses et leurs veaux naissent bien. Les animaux vivent dehors toute l’année. On n’a pas eu besoin d’investir dans un bâtiment neuf”, confie Coline, dont le grand-père était Belge.

Sur des terres saines qui conviennent bien à l’élevage, ils ont implanté des pâtures qui leur fournissent un foin de très bonne qualité. Pour la monte naturelle, ils ont maintenant un jeune taureau de 2 ans. “Au démarrage, on a eu la chance d’acheter tout le cheptel à un Anglais qui arrêtait, et pour le taureau, on s’est tournés vers un éleveur de Hereford de l’Est de la France, Pascal Bastien”, explique Guénolé.

Ils élèvent presque toutes leurs femelles et les mâles sont engraissés jusqu’à 2,5 à 3 ans, âge auquel ils atteignent 430 à 450 kg de carcasse. Tout est vendu à la ferme. “Les animaux sont abattus à Craon (Mayenne) puis découpés par la SARL Duvacher, à Erbray. Nos clients ont le choix entre des colis de 5 kg de pièces à griller (18,50 €/kg) ou les pièces à cuire comme le bourguignon ou le steak haché, qui sont vendues à part. On fait au maximum dix bêtes par an”, explique Coline Van Lierde. Elle envoie un mail pour signaler la date de la prochaine vente et n’a pas besoin de rappeler ses clients. Tous les vendredis soir, ils organisent un marché où les produits (plats cuisinés, pain bio, fromage de vache, miel, gâteau anglais, etc.) correspondent bien aux attentes d’une population habitant cette commune où les néo-ruraux sont de plus en plus nombreux.

Une vache fertile, qui élève bien son veau

“La viande de Hereford est exceptionnelle. Dans notre système, on passe peu de génisses car elles sont moins rentables. Avec leur peau épaisse, elles coûtent cher à découper. A 2 ans, beaucoup de femelles peuvent partir à la repro. Ce sont des bêtes faciles à vendre pour lesquelles il y a beaucoup de demande. Certains éleveurs français se lancent dans la Hereford, il y a même des particuliers qui en achètent.” Guénolé Tual et Coline Van Lierde font vieillir leurs vaches. “Tant qu’elles font des veaux, on les garde, c’est lorsqu’elles ne remplissent plus qu’on se pose la question.” Ces animaux passent très bien l’hiver, seule une cabane sert d’abri aux petits veaux. “On les chouchoute un peu quand même ! Ils sont tout le temps chez nous et n’en partent que 24 heures avant de se faire abattre.”

Profil différent pour Pascal Legros, à La Grigonnais. Chauffeur routier de profession, ce double actif s’est pris de passion pour la Hereford en 2010. “Pour occuper et entretenir 25 ha de prairies ayant appartenu à mon beau-père agriculteur, j’ai tapé sur internet : 'vache docile et rustique'. C’est comme ça que je l’ai découverte.” Un choix qu’il ne regrette pas. C’est Pierrick Béguin, un éleveur d’Ille-et-Vilaines également trésorier de l’association des éleveurs français, qui lui vendra ses premiers animaux. Actuellement, Pascal Legros possède huit mères et un taureau âgé de 4 ans et demi.

Economes en alimentation, pas de frais d’élevage


Exercé complètement en extérieur, l’élevage des bovins de la race Hereford convient très bien aux double actifs comme lui, qui exercent une activité professionnelle extérieure à l’exploitation. “Je ne rencontre aucun problème de vêlage et la vache fait un veau par an, sans problème. Les femelles sont fertiles dès l’âge de 15 mois. Avant ce taureau, j’en possédais un qui a fait 702 kg de carcasse à l’abattoir. Pour le remplacer, j’ai préféré en prendre un avec un gabarit moins important. A la naissance, les veaux font autour de 35 kg, 40 kg maxi mais jamais au-delà. Ils poussent bien et sont finis à 18 mois, après le sevrage. Quant aux poids de carcasse, ils oscillent entre 330 et 350 kg. C’est rare d’atteindre 400 kilos. Je les nourris exclusivement au foin et à l’herbe, avec un peu de sels minéraux au printemps pour les équilibrer. Sinon, je ne leur apporte aucun complément”, précise l’éleveur. Ses animaux ne reçoivent aucun traitement. Ils sont vermifugés une fois par an, au moment des prophylaxies.
Parmi les mâles non conservés, il en a vendu plusieurs à la SSCB (marchand de bestiaux) à l’âge de 8 - 9 mois, destinés à être engraissés en atelier. Les petites femelles servent au renouvellement du troupeau.

Christian Evon



L’utilisation que fait Pascal Legros de ses Hereford est bien différente car étant un double actif, ils sont parfaits pour entretenir ses terrains.

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