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Social - 21-07-2017 - Rémi Hagel

“On n’a même plus de sous pour soigner les enfants”

Plusieurs outils juridiques existent pour aider les exploitant(e)s en difficulté : du plan de sauvegarde à la liquidation, qui peut aussi se révéler une “solution”. Le mandataire judiciaire Guillaume Lemercier l’a expliqué aux agricultrices des Elles de la Terre. Entre rires et larmes, une réunion de confidences de gens au bout du rouleau.

Guillaume Lemercier a répondu aux nombreuses et précises questions de ses interlocuteurs, souvent concernés par le redressement judiciaire.

Guillaume Lemercier a répondu aux nombreuses et précises questions de ses interlocuteurs, souvent concernés par le redressement judiciaire.


Ce 29 juin, la plupart des onze personnes réunies dans la salle de la mairie d’Azé (Mayenne) connaissent des difficultés financières sur leur exploitation. Ces agriculteurs et agricultrices viennent de Maine-et-Loire, de la Mayenne, de la Sarthe. L'association Les Elles de la terre a invité Me Guillaume Lemercier, mandataire judiciaire, pour décrire les solutions juridiques qui existent, et leurs subtiles et complexes applications. Passées les démarches préventives de conciliation, il existe trois procédures collectives : plan de sauvegarde, redressement judiciaire, et liquidation.

Dettes gelées

Très vite, le juriste est assailli de questions extrêmement précises, et pour cause, il n’a que des gens concernés face à lui. Chacun s’accroche à un espoir. Le premier est celui que peut apporter le plan de sauvegarde : “Si vous demandez la protection du tribunal de grande instance, vos dettes sont gelées pendant douze mois” explique-t-il. “Souvent, on obtient six mois de plus. Et comme on peut terminer l’année culturale, avec le maïs on peut presque
atteindre deux ans.”

Chaque disposition recèle une bonne nouvelle potentielle... ou non, selon la situation, les statuts : possibilité ou non de redémarrer une activité agricole, possibilité ou non de protéger la maison d'habitation, etc. Si espoir il y a, cela reste maigre face à l'inextricable endettement. Ces personnes au bout du rouleau témoignent vite d’un ras-le-bol. “Quand tu es en redressement, tu ne peux pas faire un micro-prêt pour réparer le trou dans la toiture. On n’a même plus de sous pour soigner les enfants. Les tickets des Restos du cœur, c’est pas ça qui soigne les enfants !” s’énerve une femme. Le monde agricole n'est pas tendre : “On ne te côtoie plus, c'est comme quand tu as un cancer ou que tu divorces” lâche une autre femme, amère.

Rémi Hagel
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