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Bovins lait - 21-07-2017 - Antoine Humeau

Ils ont choisi d’arrêter la production laitière

A Baugé-en-Anjou, Pierre Duperray s’est installé il y a deux ans avec l’ambition de développer la production laitière du Gaec. Mais la mise aux normes était impossible, alors les deux associés s’apprêtent à liquider leur troupeau.

Patrick Goislard (à gauche) : “Vendre les animaux à 30 % de moins, qui peut accepter cela ?”

Patrick Goislard (à gauche) : “Vendre les animaux à 30 % de moins, qui peut accepter cela ?”


Faire du lait, pour lui, c’était un vieux rêve. “J’avais toujours eu l’ambition de traire des vaches.” C’est ainsi que Patrick Goislard, fils d’éleveurs laitiers lui-même, s’est installé il y a une vingtaine d’années, à 36 ans, après avoir été salarié pendant dix-neuf ans dans la semence chez Clause.

“Mes parents avaient sept ou huit vaches, c’était la fin d’une époque, ce n’était plus rentable. Nous, avec nos 420 000 litres, on est dans la même situation aujourd’hui”, soupire l’éleveur de 56 ans. Au fil des ans, il a vu l’agriculture baugeoise évoluer, les structures s’agrandir, la population agricole diminuer. “Aujourd’hui on est deux sur 160 hectares alors qu’avant mon installation, sur la même surface, il y avait six actifs à travailler.” Quand il s’installe avec son beau-frère en 1997, c’est sur deux sites. Le regroupement de deux exploitations faisait travailler quatre personnes.

En 2015, cinq ans après la mort du beau-frère, quand son nouvel associé Pierre Duperray arrive, l’exploitation s’étend encore, avec la reprise de la ferme du père du jeune homme. “S’étendre permettait de mieux amortir nos frais de mécanisation”, justifie Patrick Goislard. Le projet était alors de développer l’activité laitière. Pour bénéficier de la Dotation jeune agriculteur (DJA), l’installation de Pierre était conditionnée à une construction de bâtiment de vaches laitières et à la rénovation du bâtiment génisses. Mais une étude économique lui démontre qu’il faudrait un prix du lait de 380 €/1 000 litres pour que l’investissement soit lancé. Pas jouable. Les deux hommes renoncent et s’orientent vers les grandes cultures : semences de maïs, de chanvre et graines potagères, 40 hectares au total sous contrat. A peine suffisant, il faudrait 50 à 60 hectares pour compenser le revenu lait.

Antoine Humeau
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