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Mayenne - 21-07-2017 - Rémi Hagel

Une première au Cima pour la retraite

Normandes

Geneviève et Jean Lebossé, éleveurs à Soucé, participeront pour la première fois au concours départemental Normand... alors que Jean vient de prendre sa retraite. Ils ont découvert les concours sur le tard, et se sont déjà fait une place.

Jean et Geneviève Lebossé mèneront Carpe. Elle est déjà passée par le Space et la Saint-Grégoire avant de fouler le ring de Mayenne.

Jean et Geneviève Lebossé mèneront Carpe. Elle est déjà passée par le Space et la Saint-Grégoire avant de fouler le ring de Mayenne.


D'habitude la Madeleine, on y va pour se promener. Ce week-end à Mayenne, les éleveurs normands compteront quelques petits nouveaux, dont Geneviève et Jean Lebossé. Ils ne sont pourtant plus tout jeunes : Jean vient de prendre sa retraite. Il n'y a pas d'âge pour prendre goût aux concours. Ces éleveurs s'y sont mis en 2013, pour la première fois, au comice d'Ambrières-les-Vallées, poussés par leur contrôleur laitier. Jusqu'alors, Jean rechignait : “Il faut dresser les vaches, c'est du boulot.” Mais les efforts sont récompensés : l'année suivante, “on a tout gagné !”, meilleur lot d'élevage, et surtout grande championne du concours. Ce n'est pas un petit comice : on y compte une centaine de vaches concurrentes, venues d'élevages renommés (Bodmer, Derouault, etc.).

Le grand saut de Carpe

Leur championne, c'est Carpe, fille d'Oberkampf. En 2014, après le comice, elle conduit les éleveurs au concours de la Saint-Grégoire à Ernée (200 animaux), où elle obtient un 3e prix. Depuis, les Lebossé y retournent tous les ans. Mieux, Carpe a poursuivi son aventure au Space, en 2015, puis 2016, où elle a été classée 3e meilleure fromagère. “Déjà, d'y être c'était une fierté” décrit l'éleveur. “Elle se déplace très bien, elle a une bonne conformation, et elle avait une très belle mamelle.” Carpe atteint sa 8e lactation, et elle défendra haut les couleurs de l'élevage au Cima. Elle sera accompagnée d'Impasse (2e veau) et de Grapette (3e veau). “On a failli venir l'an dernier”, mais Jean hésitait encore. S'absenter trois jours de la ferme nécessite une organisation... Mais Geneviève a la fibre des concours : “J'ai toujours aimé mener les bêtes.” Jean s'est laissé convaincre car, c'est vrai, “il y a l'ambiance, on se retrouve tous”.

330 € en 2016 grâce aux taux

Quinze jours avant, les éleveurs démarrent l'entraînement : “La première fois, on attache la vache avec une corde derrière le tracteur, et on avance tout doucement, avec l'un de nous derrière la vache, pour la pousser. On le fait deux ou trois jours. Ensuite, on la promène nous-mêmes avec le licol à la main, pendant 20 minutes chaque matin.”

S'ils se mobilisent, c'est aussi pour défendre la Normande, une race qui leur a apporté une certaine sécurité dans leur carrière. Sa mixité (lait/viande) a permis de jouer sur deux tableaux de revenus. “Et surtout, elle a des taux, qui nous revalorisent le lait. En 2016, par exemple, quand le prix de base était de 270 €, on a été payé environ 330 €.”

Rémi Hagel





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