• Suivez-nous :

accueil
Élevages > Sanitaire > “L’eau de boisson doit être irréprochable”
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

Retrouvez bientôt le blog de l'expert

Un expert répond à vos questions en direct !

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Sanitaire - 21-07-2017 - Sabine Huet

“L’eau de boisson doit être irréprochable”

SANITAIRE

L’entérite nécrotique est une maladie dominante dans les élevages de Loué. La stratégie de lutte mise en place par la Cafel repose sur une approche globale : gérer la coccidiose, maîtriser la qualité de l’eau et la nourriture, désinfecter les sols et être vigilant au démarrage des lots.

Les élevages de Loué se passent d’anti-coccidiens depuis seize ans.

Les élevages de Loué se passent d’anti-coccidiens depuis seize ans.


Dans les élevages de Loué, 100 % des poulets sont élevés sans anti-coccidien depuis 2002. “En 2000, suite à l’arrêt des coccidiostatiques, nous n’avons pas été confrontés à la coccidiose comme on pensait mais à l’entérite nécrotique qu’on a découvert à ce moment-là”, se rappelle Martine Cottin, vétérinaire de la Cafel (1). A l'époque, les pathologies étaient digestives à 80 %. Aujourd’hui, l’entérite nécrotique représente 33 % des affections.
L’agent responsable de cette maladie est une bactérie présente naturellement dans la flore, Clostridium perfringens. Dans certaines circonstances, elle se multiplie très vite : “1 milliard de bactéries en quatre heures à partir d’une seule.” L’entérite nécrotique survient entre trois et six semaines de vie du poulet. “La période critique est l’ouverture des trappes pour accéder au parcours, à cinq semaines.” A dix semaines, l’immunité est installée, le problème est écarté. “Les adultes sont capables de se défendre contre une infestation faible.”

Gérer les coccidies

“Pour limiter l’entérite nécrotique, il faut gérer les infestations parasitaires de coccidies.” Sans viser le zéro parasite ! L’important est de rester au niveau le plus bas et le plus longtemps possible. Selon la vétérinaire, quatre options sont offertes pour se passer d’anti-coccidiens : ne rien faire, vacciner, soigner par la phytothérapie ou administrer un traitement ponctuel dans l’eau de boisson pendant les périodes critiques. Depuis quinze ans, la stratégie adoptée par la Cafel contre la coccidiose se partage entre la phytothérapie pour 50 % des élevages avec l’administration par exemple d’Eimericox (à base d’eucalyptus, romarin, fenugrec) incorporé dans l’alimentation de 0 à 70 jours. Et la vaccination au couvoir pour l’autre moitié des élevages avec Paracox 5 et Hipracox. “Les deux formules sont aussi efficaces.”

Vigilance sur l’eau

“Le deuxième point crucial est la qualité de l’eau. Elle doit être irréprochable.” L’eau en bout de ligne est systématiquement analysée, une fois par an minimum et deux fois en cas de forage et de puits. Les canalisations sont entretenues et tous les élevages sont progressivement équipés de purge automatique. “L’effet mécanique de la purge est très important.” Parallèlement, des acides faibles (acétique, lactique, propionique) sont régulièrement ajoutés pour limiter le dépôt de calcaire et diminuer le pH. “L’idéal est un pH à 6,5. En Sarthe, il est compris entre 7 et 7,5.” Pendant la période à risque (entre 35 et 40 jours), le pH est mesuré et corrigé si besoin. “Dès qu’il y a quelques animaux morts le matin, on demande d’acidifier l’eau pour juguler la problématique.” Les éleveurs utilisent aussi quotidiennement des pastilles de chlore pour maintenir la qualité bactérienne de l’eau.

Moins de protéines


Question nourriture, la vétérinaire a diminué les quantités d’aliments au démarrage (protéines à 21 et lysine à 10,2). “On s’est aperçu qu’un aliment trop riche en protéines engendrait des mortalités importantes.” Les doses d’aliment de démarrage sont donc passées de 4 tonnes à 2,5 tonnes par lot de 4 400 poulets. L’aliment de transition (moins riche en protéines) prend la suite au bout de 17 jours contre 28 jours auparavant. La part du blé dans l’aliment (composé à 80 % de blé et maïs) ne doit pas être majoritaire. “A 55 % de blé, il y a beaucoup plus de cas d’entérite nécrotique.”

Les sols font l’objet d’une attention particulière. Au vide sanitaire, ils sont désinfectés avec de la chaux vive à 400 g/m2 ou de la soude caustique à 100 g/m2. “Si le site est contaminé par Clostridium, un traitement au sol est appliqué et le circuit d’eau est décontaminé.”

Enfin, au démarrage il est important de respecter les températures, d’utiliser du petit matériel propre et en état. C'est le “b.a.-ba qui mérite d’être parfois rappelé !”

Sabine Huet

(1) Cafel : coopérative agricole fermiers de Loué.


Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services