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Mayenne - 16-06-2017 - Rémi Hagel

La LGV démarre, mais qui va éliminer les chardons ?

Aménagement

L'immense chantier a bouleversé le paysage de la région, ici à Bonchamp-lès-Laval en 2014 (photo ERE).

L'immense chantier a bouleversé le paysage de la région, ici à Bonchamp-lès-Laval en 2014 (photo ERE).


L'immense projet de la Ligne à grande vitesse Loire-Bretagne va aboutir. Le 2 juillet, les trains circuleront enfin. L'aventure touche donc aussi à sa fin pour l'Association des expropriés de la Mayenne, qui tenait son avant-dernière assemblée générale le 8 juin. Toutefois, pour les 70 adhérents, tout n'est pas encore réglé. “Il reste une vingtaine de dossiers concernant les préjudices résiduels” décrit Stéphane Thireau, le président de l'ADE 53. Il s'agit de rallongement de parcours, de coupures de propriété, etc. Complication supplémentaire : le personnel d'Eiffage Rail Express qui gérait ces dossiers a été réduit. En conséquence, le traitement de ces cas prend plus de temps.

L'autre point de préoccupation concerne les parcelles dont plus personne ne veut. Il s'agit de surfaces mises en réserve au moment de l'aménagement foncier, et qui se retrouvent finalement en dehors de l'emprise finale de la ligne, à l'extérieur des grillages de protection. Eiffage propose désormais de les revendre à un prix attractif : 500 euros/ha. Elle le propose en priorité aux propriétaires riverains. Le problème est que ces parcelles ne sont pas forcément exploitables, par exemple parce qu'il s'agit de terre de chantier, non arable. “Et si elles n'intéressent personne, qui va les entretenir ?” questionne Stéphane Thireau. Les chardons, eux, n'attendent pas de savoir pour proliférer. “ERE a dit qu'une entreprise serait là, mais on a le sentiment qu'ils veulent se libérer au maximum.”

Le bruit en question

Le chantier est terminé, mais pour les riverains, c'est une nouvelle vie qui commence. “Avec 70 trains par jour, on ne sait pas ce que ça va donner, pour le bruit. Il y a des gens qui sont venus s'installer à la campagne pour le calme. Ce ne sera plus le cas” relaie l'agriculteur de Saint-Cyr-le-Gravelais.
Toutefois, en regardant dans le rétroviseur, le président juge que le difficile chemin des expropriés a pu être parcouru “sans préjudices lourds imprévus. On a réussi à anticiper”.

Rémi Hagel




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