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Fiscalité - 06-01-2017 - Christian Evon

Un résultat d’exercice moyen en baisse pour la quatrième année consécutive

RESULTATS

En  2014 et 2015, le revenu des entreprises agricoles adhérentes de Cerfrance Pays de la Loire se situe toujours en-dessous du revenu moyen sur cinq ans. Si les revenus 2015 entre productions sont hétérogènes, ces différences sont à relativiser avec le recul sur plusieurs années car quasiment toutes les productions connaissent des phénomènes cycliques, sans en être toutefois au même stade.


1. Lait :


Pour la quatrième année consécutive, le résultat d’exercice moyen de l’exploitation ligérienne a baissé en 2015, pour atteindre 19 740 €/UTH (voir graphique). Ce résultat est le reflet de la baisse constatée parmi les principales productions de notre région : lait (22 % du CA régional 2015 hors subventions de 6,1 milliards d’euros), bovin viande (17 %), volailles (16 %), céréales et oléoprotéagineux (15 %).


2. Viande bovine :

La dégradation de la conjoncture affecte l’ensemble des systèmes, des herbagers aux polyculteurs-éleveurs. Mais que ce soit entre les facteurs de production ou entre les résultats techniques et économiques, les disparités sont multiples. Les effectifs par exploitation sont en légère baisse au profit des cultures. En 2015, le résultat net s’élève à 18 108 €/Utaf. Il se stabilise à un faible niveau après la nette baisse observée en 2013 et 2014.


3. Porcs :

Entre  2010 et 2015, l’agrandissement des structures (+ 123 ha et surtout + 42 truies) a entraîné des besoins de main-d’œuvre supplémentaires : + 0,25 UTH salariée et + 0,05 UTH familiale. En 5 ans, le nombre d’exploitations qui emploient de la main-d’œuvre salariée a augmenté de 10 points. La croissance des ateliers ne s’est pas (ou peu) faite par l’installation de nouveaux éleveurs, mais par le développement d’élevages existants. La productivité du travail a augmenté via la modernisation des élevages ou la délégation de certains travaux, en particulier sur les cultures de vente.


4. Volailles :


En 2015, le résultat moyen d’exercice s’établit à 19 800 € par actif familial. Malgré la compétitivité des importations de viandes de volailles européennes sur le marché français, le dynamisme de la consommation permet de maintenir ou de limiter l’érosion des prix de reprise. La baisse du prix de l’aliment entraîne celle du coût alimentaire. Aussi, selon les productions, les marges brutes au m2 sont stables ou progressent légèrement.

Alors que la marge poussin - aliment est stable en élevage de canards, elle suit une hausse sensible en volailles conventionnelles et dans une moindre mesure en production sous label. 


5. Grandes cultures :

Les résultats 2015 se stabilisent à un faible niveau, atteignant en moyenne 18 300 € par UTHF, bien indécis de la moyenne quinquennale. Malgré de bons rendements et la stabilisation des charges d’intrants, la chute des cours depuis 2013 pèse sur les performances économiques d’ensemble. Exception faite du maïs grain, les marges brutes par hectare ne progressent que légèrement pour la récolte 2015. Alors qu’elles avoisinent les 500 €/ha en oléagineux, elles ne passent pas le cap des 700 €/ha en blé.


Christian Evon




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