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Ovin - 02-12-2016 - Antoine Humeau

S’installer en élevage de brebis, pourquoi pas ?

Qu’il s’agisse d’une production principale ou complémentaire, l’élevage ovin présente des avantages, si on maîtrise bien la technique. Attention toutefois à ne pas foncer tête baissée.

Aux Ovinpiades des jeunes bergers, le 22 novembre dernier. La maîtrise technique est la principale clé de la réussite en élevage ovin. La filière veut désormais accompagner les jeunes installés les premiers mois pour éviter échecs et découragements.

Aux Ovinpiades des jeunes bergers, le 22 novembre dernier. La maîtrise technique est la principale clé de la réussite en élevage ovin. La filière veut désormais accompagner les jeunes installés les premiers mois pour éviter échecs et découragements.


Celui qui maîtrise bien y arrive.” Le constat de Vincent Blanchard, président du GIE ovins Pays-de-la-Loire, vaut pour encouragement. Mais pour avertissement, aussi. “Il faut s’installer en connaissance de cause, il faut bien maîtriser la technique avant, savoir faire le parage ou mettre une note d’état corporel par exemple”, complète Eric Rouillère, éleveur depuis quinze ans au Louroux-Béconnais (Maine-et-Loire). Car l’élevage ovin nécessiterait plus d’interventions, plus de technicité qu’en bovins. “Il faut essayer d’avoir un troupeau qui provient d’un seul élevage pour éviter les problèmes sanitaires”, conseille l’éleveur. Pas question non plus de s’installer sans un minimum d’équipement. “C’est essentiel d’avoir un logiciel de suivi du troupeau pour le gérer correctement, repérer les brebis improductives par exemple”, appuie Vincent Blanchard. Un minimum de matériel de contention semble aussi indispensable pour réduire la pénibilité et le temps de travail. “Il faut mécaniser les tâches difficiles, avoir des couloirs de contention, des cornadis, une cage de retournement et avoir des passages tracteurs dans son bâtiment”, recommande Eric Rouillère.

Production principale ou complémentaire ?

L’installation en production complémentaire, très préconisée actuellement par la filière, présente des avantages. “Les ovins, ce n’est pas le même microbisme que les bovins c’est donc très compatible, et pour la valorisation des terres, ils sont complémentaires”, avance Vincent Blanchard. Les brebis, qui passent neuf mois sur douze dehors, peuvent pâturer tout l’hiver sans problème et aller sur les dérobées où aucune vache n’irait. “En couverts, je mets du ray-grass italien avec du trèfle incarnat à la place de la moutarde et je fais pâturer par mes brebis”, raconte l’éleveur vendéen. Les brebis peuvent aussi valoriser les surfaces à très faible potentiel. “Ma marge herbe rattrape ma marge céréales !” Un petit atelier ovin de 150 à 200 brebis permet de faire rentrer de l’argent régulièrement toute l’année. Et contrairement au lait, “en ovin il y a de la souplesse dans l’organisation du travail, en dehors des périodes d’agnelage”, fait valoir Marc Humeau, éleveur à La Pommeraye (Maine-et-Loire) et représentant d’Inn-ovin (La reconquête ovine). “L’atelier complémentaire peut aussi être transitoire, une étape avant d’en faire un atelier principal”, propose Stéphane Migné, technicien à la chambre d’agriculture de Vendée. “En atelier principal, on peut plus facilement avoir du matériel et faire des économies d’échelle.” “C’est toujours plus simple de gérer un seul atelier” se dit de son côté Marc Humeau, installé en individuel spécialisé. “On peut s’installer seul, on est capables de programmer les naissances et d’organiser son travail sur l’année” complète Vincent Blanchard.

“Moins de 10 000 €” de revenu moyen

L’un des freins à l’installation est la charge de travail. “Le temps passé proportionnellement au revenu est important”, reconnaît Vincent Blanchard, qui évalue le revenu annuel moyen “à moins de 10 000 euros”. Mais “l’investissement est bien moindre qu’en bovins viande et le retour sur investissement beaucoup plus rapide, en moins d’un an on vend ses premiers agneaux”. Le revenu est par ailleurs plus stable. L’accès au foncier est un autre frein, “les cédants et les banques ne croient pas beaucoup aux ovins, c’est le problème des productions inconnues”, se désespère Vincent Blanchard.

Antoine Humeau


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