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Energies renouvelables - 25-11-2016

L’éolien collectif a le vent en poupe

L'initiative a fait tache d'huile : dans le même secteur, le Pays de Redon, trois portages similaires sont désormais en marche. Le dernier parc éolien “citoyen” a été inauguré à Avessac, en Loire-Atlantique, cette année. Il comprend cinq éoliennes. Pour les acteurs, “c'est une réponse sociétale” à différentes problématiques : la transition énergétique, l'autonomie des territoires, l'indépendance aussi vis-à-vis de grandes sociétés qui se sont appropriées ce marché.

Une piste d'envol à 60 km

Porter un tel dossier n'est pas simple. Cela réclame du temps, de l'énergie, et une foi inébranlable dans les énergies renouvelables. Ainsi, en Mayenne, l'avancée du dossier de Saint-Hilaire-du-Maine est freinée par un élément que les porteurs de projet n'avaient pas vu venir. Le déploiement des parcs éoliens est soumis aux exigences de l'aviation civile et militaire. Si, contrairement à d'autres dossiers du nord Mayenne, l'Armée n'a pas émis d'opposition à ce projet, c'est l'aviation civile qui s'interpose ici. L'aéroport d'Entrammes, près de Laval, pourrait demander de limiter la hauteur des éoliennes de 334 mètres prévus (pour la plus haute) à 274 mètres, en raison d'une procédure d'approche (sécurité de l'atterrissage des avions). Mais c'est l'intervention d'un autre terrain d'aviation qui a plus surpris : c'est désormais l'aéroport de Rennes, distant de 60 km de la commune mayennaise, qui s'interpose. Si le permis de construire et d'exploiter avait bien été déposé en septembre 2015, la préfecture a dû le refuser, en juillet dernier. L'opérateur engage donc des procédures de recours, qui pourrait repousser l'obtention du permis de construire au plus tôt en octobre 2017.

Une bienveillance locale

Ce type de contraintes techniques, et les démarches administratives qu'elles imposent, n’est pas de nature à rassurer, ni à inspirer les financeurs citoyens. L'association Vents citoyens, qui porte le projet de Saint-Hilaire, compte aujourd'hui environ 180 adhérents. Bien loin du compte, pour financer un parc éolien : le premier parc éolien collectif, à Béganne, avait rassemblé un millier de souscripteurs. La démarche est cependant différente : dans le Morbihan, les porteurs de projet avaient tout mené de front eux-mêmes. Vents citoyens a préféré s'adosser à un opérateur, ABO Wind, qui revendra ensuite le parc “clé en main” aux membres de l'association mayennaise.

Vents citoyens se déclare également confiante sur l'aboutissement de son projet, par rapport au fait que des personnes non adhérentes, particuliers ou chefs d'entreprise, lui signifient un réel intérêt. Contrairement à d'autres dossiers, les élus du secteur se montrent également bienveillants à l'égard du futur parc. Enfin, une donnée non négligeable semble en faveur de ce dossier : dans le nord-ouest mayennais, le projet de ligne THT (aujourd'hui installée) avait soulevé un vent de protestation. Ce qui avait d'ailleurs soufflé l'idée de Vents citoyens.

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