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Herbe - 14-11-2016 - Frédéric Gérard

Porte ouverte : un système herbager, plus robuste et durable face à la crise

Porte ouverte

Le réseau agriculture durable compte rappeler que les systèmes de ses adhérents offrent une plus grande résistance aux volatilités de marchés. Economies et autonomie en sont les maîtres mots. Le Civam AD 53 organise une porte ouverte mardi pour présenter la “robustesse” d’un élevage face à la crise.

Le système a évolué progressivement pour gagner en autonomie, avec une soixantainte de laitières et quelques boeufs sur 60 hectares.

Le système a évolué progressivement pour gagner en autonomie, avec une soixantainte de laitières et quelques boeufs sur 60 hectares.


"La crise est pour tout le monde, mais leur système plus robuste permet à ces éleveurs de pouvoir encore se verser un salaire et d’être plus sereins”, décrit Chloé Poitral, du Civam AD 53. Le centre d’initiative avait mis en suspens ses portes ouvertes, depuis quelques années. La crise a paru propice à présenter des résultats technico-économiques. L’objectif : sensibiliser les éleveurs aux pratiques économes, “apporter des clés pour s’en sortir”, présenter les formations existantes.

La solution n’est pas de se démarquer des collègues, mais de construire “un système cohérent”, ici pour deux actifs, souligne l’animatrice technique. “On parle autonomie, pas autarcie. De maîtrise des coûts, par l’autonomie alimentaire, qui amène l’autonomie de décision.”


Trente ans d’évolution progressive


Au Gaec de la Saulnerie, tout ne s’est pas joué récemment. “On a fait évoluer le système progressivement”, explique Jean-Claude Lebrun, l’un des deux éleveurs associés. “L’exploitation, qui était celle de mes parents, a toujours été en système Normand, avec des prairies. D’abord, parce qu’il y a certaines pâtures plus humides ou en pente, qu’on valorise avec des bœufs. Mais aussi parce qu’à l’époque de mon installation, en 1986, les projets portaient sur plus de maïs, des taurillons et les Prim’holstein. Moi, je n’ai pas suivi cette trajectoire. J’avais été pendant six ans aide familial auprès de mes parents, et je voyais que cela fonctionnait bien.” S’il change de méthodes, au départ, c’est surtout avec les bœufs. “On a fait des bœufs rajeunis, qui partaient à 400 kg à 28 mois. Mais cela demandait beaucoup de concentrés, beaucoup d’engrais aussi. Au fur et à mesure, il fallait faire plus de maïs, etc. Finalement, on est revenu à des bœufs à l’herbe pendant 32 mois.” Avec de l’autonomie retrouvée.


La surface augmente, l’efficacité aussi


Lorsque Thierry Perrier s’installe en 1993, la surface de l’exploitation double et passe à 55 hectares, sur deux sites. Puis à 60 hectares, en 2002. “Mais parallèlement, on n’a pas augmenté la consommation de concentrés, on n’a pas doublé non plus les engrais minéraux, poursuit Jean-Claude Lebrun. En revanche, on a mieux valorisé nos fumiers, mieux pris en compte la minéralisation des sols : l’idée était de mieux répartir les déjections animales.” Les hectares de maïs ont plutôt tendance à se réduire (1). Le pâturage tournant est maintenu. “J’ai toujours sorti mes animaux très tôt au printemps.”


Ce type de système ne permet pas directement de gagner du temps, plutôt de travailler différemment. Les deux éleveurs, dont les épouses travaillent à l’extérieur, peuvent ainsi se libérer un week-end sur deux, s’offrir des vacances. Mais la gestion doit rester économe jusqu’au bout. “On est bien équipé, mais pas dans le luxe. L’an dernier, pour ne pas trop faire vieillir le parc matériel, on a acheté un tracteur fourche de 90 CV mais pas suréquipé. Les gros tracteurs sont en Cuma. Il y a dix ans, il fallait changer le moteur du tracteur de 55 CV qui avait 8 000 heures : on a fait changer le moteur pour 5 000 euros plutôt que de tomber dans un calcul fiscal.”


Frédéric Gérard


(1) Maïs : 15-20  ha/an de 1993 à 2010, autour de 15  ha de 2010 à 2016, vers 10  ha, pour 60 VL (360 000 litres de lait).

 

A noter : mardi 15  novembre, de 13 h 30 à 16 h 30, Gaec de La Saulnerie, à Saint-Denis-de-Gastines : Comment construire un système herbager ?, et Comment réduire les phytos sur ses cultures ? Journée soutenue par l’Ademe, le Plan régional santé et environnement, Ecophyto et le conseil régional.




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