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Grandes cultures - 23-09-2016

Réduire le travail du sol ne suffit pas

Sol

Agriculteur, ancien président de Base et rédacteur en chef de la revue TCS, Frédéric Thomas est désormais l’expert en agriculture de conservation. Depuis une vingtaine d’année, il pratique, expérimente et ajuste sur sa ferme cette agriculture sur sol vivant.

Le meilleur des systèmes, c’est quand il y a une végétation en permanence car les racines mais aussi les mycorhizes assurent la cohésion du sol. Les couverts complexes avec beaucoup de racines sont bénéfiques aux vers de terre. Et plus il y en a, mieux c’est. Plus les sols sont fragiles, plus il faut pousser le curseur ! Mais c’est dans ces sols qu’on obtient le plus de bénéfices. L’optimum serait de ne pas avoir à travailler le sol pour profiter de son organisation naturelle. Mais si la structure n’est pas au point, si le sol n’est pas fonctionnel, le semis direct ne donne pas de résultats. Passer le striptill sur un sol compacté, c’est prendre énormément de risque. Quand on arrête de travailler le sol et qu’on augmente les couverts, la minéralisation diminue car tout est consommé par les couverts. Et la fertilité des sols baisse. C’est là une des grandes 
difficultés.


La transition est habile et on peut se tromper. Ce n’est pas simple de prendre la bonne décision pour l’année mais il faut regarder à cinq - dix ans et choisir la stratégie qui emmène vers un sol qui fonctionne mieux à l’avenir. Regardez les sols de prairies, de bords de champs et vous aurez une image de ce que votre sol peut donner si vous le travaillez moins. Il faut intensifier à fond, faire de la photosynthèse, de la biomasse. Il n’y a pas de recettes mais il existe des règles : réduire le travail du sol, allonger la rotation, restituer les résidus en surface et recouvrir le sol en permanence. Pour les couverts, je sème au plus tôt des mélanges de cinq à six espèces pour produire le maximum de biomasse et j’associe les espèces et les familles : du tournesol, des crucifères, des graminées et un tiers à la moitié de légumineuses. Avec un couvert varié, j’augmente mes chances de tomber juste avec l’année. Quant à la destruction, le plus tard est le mieux, au risque d’assécher le sol. Sur des sables très séchants, il n’y a pas de souci si on a l’irrigation. Sur des sols profonds, je préfère assécher mais avoir un sol qui sera capable d’absorber des périodes pluvieuses. La mise en place de ce système impose beaucoup d’observation.


Avec les couverts et sans déchaumage, je pensais que ça allait être pire car je donne le gîte et le couvert aux limaces. C’est l’inverse qui se passe. Il y a toute une activité biologique qui s’installe. Mais il faut lui laisser le temps d’arriver. Les staphylins, les carabes, et même les oiseaux viennent contrebalancer et réguler. Dès qu’on laisse les résidus, les limaces détritivores sont les premières à pulluler. Elles signifient qu’on est dans la bonne direction !

Je détruis les repousses de colza quinze à vingt jours avant de semer une céréale et je n’ai pas de problème de limaces. Elles mangent le colza et ignorent la céréale. Ce n’est pas garanti à 100 % mais le résultat est extraordinaire.

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