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Bovins viande - 23-09-2016

“Quand les cours de
 la viande étaient à 4,50 €, le consommateur 
a mangé autant”

Philippe Auger, président d'Elvea France est éleveur en Haute-Saône

“On s’engage, mais avec nos valeurs et nos méthodes.” Il rappelle : “Du cœur de gamme, on en fait déjà. Parfois, on nous prend pour des rigolos, mais des bêtes en filière, on défend ça depuis des années. Nous avons

 déjà un pied dans la démarche. Une filière implique un éleveur, un commerçant, un abatteur et un distributeur.” Une façon de rappeler que malgré la vague “cœur de gamme” du moment, on ne part pas de rien. A un détail près : “On n’a pas la rémunération demandée. Cela va permettre de remonter les prix. Et là, je dis ‘Bravo, la FNB !’.” En indexant un prix sur le coût de production, il est espéré une plus-value de 0,80 à 1 euro par rapport au cours actuel, soit environ 4,50 euros/kg.


“Cœur de gamme : on en fait déjà”

Cela dit, quand on entre dans le concret, beaucoup reste à construire. “Il faudra que les éleveurs connaissent la destination des animaux et leur prix au départ. Il faudra qu’on briefe nos acheteurs, qu’ils puissent prévenir l’éleveur : ‘Ta vache peut passer en cœur de gamme.’ Si le choix ne se fait qu’à l’abattoir, ce sera dramatique.”

Mais comme on ne part pas de rien, il existe déjà des filières de valorisation de la viande bovine de qualité. Entreront-elles en concurrence ? “Cela donnera un peu de concurrence, un peu de revalorisation de certaines filières, ou un peu de création de filières. 

Le traditionnel en GMS, c’est du cœur de gamme, mais pas formalisé. Bref, il est probable qu’on aura un tuilage avec les filières qualité existantes” imagine Philippe Auger. De toute façon, même si les conventions sont communes aux enseignes, celles-ci vont garder leur identité pour la commercialisation, “elles ne vont pas vendre de la même manière. C’est comme une voiture, vous avez des règles communes pour les ABS, les air-bags, etc., mais vous pouvez la peindre en rouge ou en blanc”.


“Quand on voit les sondages, les portes ouvertes, les Français nous admirent, mais ce n’est pas nous qui vendons la viande.” L’implication de la distribution est donc vitale. “Tout leur a été exposé depuis plusieurs mois, jusqu’à ce qu’un parte. Les autres suivent.” Au final, si tout le monde tire dans le même sens, Philippe Auger croit à une hausse probable des prix : “Le coût pour le consommateur va être dilué. Quand les prix étaient à 4,50  € en 2013, le steak était à 11,70  €. Aujourd’hui à 3,50, il est toujours à 11,70. Quand les cours ont augmenté en 2012-2013, le consommateur a mangé autant, et ni Carrefour ni les abatteurs n’ont souffert de déficits.”

Catégories : Viande

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