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Europe - 16-09-2016 - Frédéric Gérard

Europe : “Si on ne bouge pas, on deviendra spectateur”

POLITIQUE

Michel Barnier, ancien Commissaire européen, doit constituer une équipe pour négocier la sortie de l’UE avec le Royaume-Uni. Pour diriger ce “groupe de travail article 50” (du nom de l’article du traité européen énonçant la clause de retrait de l’UE pour tout Etat membre qui le décide), le Français sera secondé par l’Allemande Sabine Weyland. L’actuelle numéro 2 de la DG commerce de la Commission suit notamment les dossiers relatifs à l’OMC et au TIPP. Après ce retentissant Brexit, l’ancien ministre de l’Agriculture évoque le rôle de l’UE et la Pac.

"Si on veut préserver l'identité de nos pays européens, il n'y a pas d'option, il faut être ensemble"


C'est un homme “fatigué” qui s'exprime. Fatigué par ses pairs, avant tout : “Je suis fatigué d'entendre depuis des années des politiques français, de droite comme de gauche, y compris qui ont siégé au niveau européen, dire que nos problèmes sont de la faute de Bruxelles. Alors que les charges, les normes, etc., sont de notre responsabilité française.”

Michel Barnier reconnaît à la fois la lourdeur de la bureaucratie européenne et le travail qui peut être fait. “Il est possible de simplifier les règles”, souligne-t-il, rappelant son action sur l'évolution des règles européennes de marchés publics. “Cela donne la capacité à des entreprises de choisir le mieux disant, et pas forcément le moins disant.”


“Européen à force d’être patriote”


Fervent défenseur de la construction européenne (deux fois Commissaires, vice-président du PPE — union de partis européens dont l'UMP/LR), il appelle les politiques à faire preuve de pédagogie, à expliquer les mécanismes, les enjeux de l'espace communautaire. “Je suis européen à force d'être patriote. Si on ne bouge pas, on deviendra spectateur des dix premières économies du monde, de simples sous-traitants, sans influence. Si on ne fait rien, dans vingt ans, il n'y aura plus aucun pays européen dans le G8[voir tableau]. Les premiers pays aujourd'hui — la Chine, l'Inde, les Etats-Unis, le Brésil, (le Japon), la Russie, etc. — sont des pays continents qui se suffisent à eux-mêmes. Si on veut préserver l'identité de nos pays européens, il n'y a pas d'option : il faut être ensemble.”


Frédéric Gérard


Retrouvez l'intégralité de l'article dans notre édition datée du 16 septembre 2016.



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