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Herbe - 19-08-2016

Les fermes herbagères rémunèrent 
mieux le travail

ECONOMIE ////Les systèmes de production herbagers génèrent plus de valeur ajoutée et celle-ci est prioritairement consacrée à la rémunération du travail. L’efficacité économique de ces fermes en agriculture durable, plus viables et plus facilement transmissibles, se caractérise par des économies de charges et une exploitation maximale de l’herbe pâturée.

Dans les exploitations du Rad, un actif gère moins de surface, moins d’UGB et produit moins de lait. “Les fermes herbagères ont plus de disponibilité de main-d’œuvre pour exploiter leurs moyens de production”, relate Romain Dieulot, en charge de l’observatoire technico-économique du Rad. Par UTH, le produit d’activité est en effet inférieur de 27% (moins de lait et moins de cultures de vente) mais les résultats économiques sont supérieurs : +14% de valeur ajoutée, +22% d’excédent brut d’exploitation et + 73% de résultat courant. La proportion importante et en augmentation des exploitations Rad en bio accentue ces écarts, grâce à un prix de vente plus élevé, mais les différences sont également importantes si l’on ne compare que les exploitations conventionnelles. Il est à noter qu’au fil des années, les écarts se creusent entre les systèmes Rad et Rica.

Moins de produits mais plus 
de résultats

Autonomie engendre économies

Les fermes du Rad reposent sur un système herbager optimisé : plus de surface fourragère dans la SAU (+19%), plus de prairies et moins de maïs (-78%). Les surfaces sont principalement destinées à l’alimentation du troupeau, et les animaux valorisent plus d’herbe (69 ares/UGB au Rad, 39 ares/UGB au Rica). “Les prairies d’association graminées-légumineuses sont majoritairement pâturées et fournissent un fourrage équilibré, complété par des céréales en auto-consommation”. En comparaison, avec un chargement relativement élevé de 1,7 UGB/ha de SFP et une surface alimentaire plus réduite, les fermes du Rica ont recours, via l’achat d’aliments, à des surfaces extérieures à l’exploitation pour nourrir leurs animaux.

La performance des systèmes herbagers s’explique par des charges moindres sur la quasi-totalité des postes. La différente la plus marquée concerne la charge d’aliment grâce à un recours limité aux concentrés (-67%). Le coût alimentaire est mieux maîtrisé (-51%). “Les fermes herbagères économisent 70 €/1000 litres”. L’herbe pâturée permet aussi des économies de mécanisation (récolte), d’épandage d’engrais minéraux, de stockage de fourrages, de distribution, de paillage et de curage. On note aussi beaucoup moins d’intrants sur les cultures (-53%).

Rémunérer le travail

Pour 100 euros de produits, les fermes du Rad dégagent en moyenne 18 euros de valeur ajoutée de plus. Cette richesse créée, additionnée aux primes Pac, a pour fonction de rémunérer le travail, de couvrir les charges de structure et de s’assurer une marge de sécurité. Dans les systèmes herbagers, la part qui revient à la rémunération du travail est supérieure de 32 %. C’est cette part que le réseau a décidé de nommer le “résultat social”. Ce solde comprend la rémunération de l’exploitant et des salariés, que ce soit les salaires et les prélèvements mais aussi les cotisations sociales, ainsi que la marge de sécurité. Les exploitations durables génèrent un résultat social par UTH (+52%) et par ha (+87%) plus performant que les fermes Rica. Elles sont donc plus viables, moins dépendantes des aides et “ont une capacité bien supérieure à maintenir et développer l’emploi dans les territoires”.

Des exploitations plus robustes 
et plus facile à transmettre

Autre atout de taille, les fermes économes limitent leurs investissements ce qui les rend plus autonomes financièrement. Sur 100 euros d’EBE, 45 euros en moyenne sont destinés à rembourser les annuités contre 64 euros dans les fermes Rica. “Elles présentent plus de robustesse pour affronter les crises.” Et par conséquent, leur efficacité du capital est meilleure. Autrement dit, pour 100 euros de capital engagé, un exploitant Rad retire en moyenne 12 euros de résultat de plus pour rémunérer le travail. “Le choix d’allouer moins de richesses au développement de l’outil de production se traduit par le maintien d’un capital plus limité mais pourtant efficace pour dégager du résultat. Ces deux éléments favorisent la transmissibilité des exploitations.”

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