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Grandes cultures - 19-08-2016

“La plus mauvaise année”, disent les collecteurs

Grandes cultures//// Avec même pas 30 millions de tonnes en blé tendre, la récolte 2016 accuse en France son plus bas niveau depuis trente ans.

A la Coopérative agricole du Pays de Loire (CAPL), la déception est la même qu’ailleurs : “c’est la plus mauvaise récolte des trois ou quatre dernières décennies, s’affole son directeur général, Jean-Michel Mignot. Nous avons des rendements en baisse de 25 à 30 % par rapport à la moyenne”. La chute est plus importante vers le nord et l’est du département. La partie Sud Loire est plus épargnée. Les rendements de blé dur devraient se situer autour de 30 à 35 quintaux. “En Loir-et-Cher, un agriculteur de Saboc, filiale de notre groupe UAPL, a fait quinze quintaux de blé dur !” En colza, c’est pire avec environ 25 à 30 quintaux espérés. “On aurait dû récolter 350 000 tonnes au total dans le pôle CAPL, on a déjà perdu 80 000 tonnes avec la collecte d’été” résume Jean-Michel Mignot avant de se rassurer : “l’entreprise va résister”. En Mayenne, alors que les moissons battaient leur plein, fin juillet, la Draaf annonçait des rendements moyens à 63 quintaux. Soit 12 % de moins, environ, que la moyenne décennale du département (71 qtx). Mais les situations sont très hétérogènes, selon les secteurs et les situations. En tablant leurs prévisions sur les dernières campagnes, les agriculteurs affichent un bilan inférieur de quelques points, dans le meilleur des cas (rare !), à la moitié de moins. Mais à l’inverse de 2007, date des dernières récoltes catastrophiques, le blé tendre ne profitera pas de cours élevés. Ailleurs (Etats-Unis, Mer noire), les récoltes semblent nettement plus prometteuses. Cet effet ciseau devrait conduire bon nombre d’agriculteurs mayennais, en grande majorité éleveurs, à vendre leurs grains au plus vite pour retrouver de la trésorerie. Pour ceux qui n’avaient pas semé sous contrat. Pour les orges, exceptionnellement beaux lors des deux campagnes précédentes, la douche est froide. En particulier parce que certains hybrides auraient moins bien résisté aux conditions climatiques (alors que les semences coûtent le double !). La moyenne départementale tourne autour de 40-50 quintaux. Enfin en Sarthe, les moissons sont presque terminées et là non plus, les comptes n’y sont pas. Avec les pluies diluviennes du printemps et de juin, les récoltes d’orge et surtout de blé sont impactées. En cause, l’humidité qui a favorisé le développement de maladies pendant la floraison et l’épiaison des semences d’octobre. La production céréalière du département enregistrerait une baisse de 50 % environ. Le maïs, dont certaines parcelles ont dû être replantées à la suite des orages de mai, souffre de la sécheresse de juillet-août. Le bilan sarthois est extrêmement tendu. “Même dans les meilleures terres du département, là où les récoltes étaient à trois chiffres, certains céréaliers sont tombés entre 40 et 50 quintaux. Les terres légères s’en sortent le mieux. Mais la qualité est mauvaise et certains céréaliers n’ont pas pu conserver de semences. C’est catastrophique” alerte Juste Lhuissier, président de la Coordination rurale de la Sarthe. “Il faudrait demander une année blanche aux banques. Ce n’est pas la solution mais ça permettrait à certains de soulager les trésoreries déjà tendues”.

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