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Bovins viande - 08-07-2016 - Rémi Hagel

Sandrine élève des Blondes d’Aquitaine, des vaches faciles dans un système simple

Portrait

Sandrine Lhuissier élève des Blondes d'Aquitaine dans le Nord-Mayenne. Une vache “jolie et facile à conduire”, adaptée au profil de cette éleveuse installée récemment en individuel. Elle participera au concours National.

Sandrine Lhuissier, ici avec Loloferari, une génisse de mars 2015.

Sandrine Lhuissier, ici avec Loloferari, une génisse de mars 2015.


Sandrine Lhuissier s'est installée seule, après sa belle-mère, en 2008. Un parcours qu'on qualifie d'atypique dans le milieu agricole, puisqu'elle possède une maîtrise de droit et travaillait jusque-là comme gestionnaire de paies. Mais l'élevage allaitant correspond à “un projet de vie” qui lui a permis d'élever ses quatre enfants. Elle n'est pas obligée d'attendre le mercredi pour prendre des rendez-vous pour ses bambins, et “je peux pailler à 22 h si je veux”. Et pour accompagner cette souplesse, la Blonde d'Aquitaine est la reine. “Les veaux naissent tout seuls. La Blonde peut convenir à tous, en type viande ou type élevage. Et puis... elle est élégante.” 

Argument imparable. “Je fais tout au plus simple. J'ai un système tout herbe, j'achète un peu de maïs, je délègue les cultures.” Elle possède aussi une balance automatique pour peser ses broutards. Elle les vend à un agriculteur qui les engraisse. Le prix de base ? “Celui qui est indiqué dans l'Avenir agricole !” Pour l'alimentation, le bâtiment a été monté avec des festons : ces cornadis non bloquants donnent accès à un renfoncement de la table d'alimentation où est stocké le fourrage. Cela peut tenir une semaine (avec le maïs, elle nourrit deux fois par semaine pour éviter qu'il ne chauffe). “Ce bâtiment m'offre des conditions de travail idéales.”

Aujourd'hui, avec 50 vêlages annuels, Sandrine sait qu'elle a encore du chemin à parcourir. Mais elle progresse. “Notre taureau Garfield a concouru au Cima il y a quelques années. Et aujourd'hui, ses premiers produits sont en train de changer le troupeau, il amène du gabarit.”


Symbolique et économique


L'éleveuse commence à fréquenter les concours. Humblement. Elle a appris à dresser ses bêtes... sur Internet ! Avec la méthode Sauvaget. Très efficace. “Une fois qu'on l'a dressée, c'est pour tout le temps.” Les concours, elle y va pour l'ambiance, pour le côté humain, mais aussi “pour se comparer. C'est là qu'on voit que les bêtes qu'on croit bonnes chez nous n'ont pas forcément le niveau…” 


Sandrine Lhuissier présentera Loloferari, une génisse de mars  2015, au concours National. “Je crains qu'elle ne soit pas au top” s'excuse-t-elle. Elle se dit aussi que ses animaux de type élevage attirent moins le regard que les championnes typées viande. Mais “c'est le National ! A Mayenne !”, on ne peut pas rater ça quand on habite à Saint-Berthevin-la-Tannière. “C'est symbolique”, mais c'est important pour celle qui est devenue trésorière de l'association départementale des éleveurs. Et parce que son cheptel progresse, elle y voit aussi un investissement pour l'avenir. “Je n'attends pas de retombées économiques directes, mais je commence à vendre des reproducteurs. Je suis au début de ma carrière, c'est un moyen de me faire connaître.”


Rendez-vous sur le ring, et autour, du 22 au 24 juillet.


Rémi Hagel



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Catégories : Concours

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