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Autres cultures - 13-05-2016

“Les avancées pour réduire les traitements représentent plutôt un surcoût qu’une économie”

Le pulvé sort de début avril à mi-mai, avec un passage tous les sept à dix jours en moyenne. “On y met des engrais foliaires, des fongicides, insecticides et stimulateurs de défense naturelle.” En juin la tavelure, champignon redouté des arboriculteurs, s'arrête. “On peut être amené à mettre un insecticide, éventuellement un anti-puceron et on s'attache à appliquer des engrais foliaires quand c'est nécessaire.” François Richard croit “beaucoup à l'innovation variétale pour avancer”. La moitié des pommes qu'il produit sont des Honey crunch, une variété tolérante à la tavelure et beaucoup moins gourmande en intrants.

“S’il y a des gains, c’est plutôt
sur la main-d’œuvre”

Il pratique la confusion sexuelle depuis une quinzaine d'années pour lutter contre le carpocapse, le ver du pommier. Cette année, il développe la méthode avec des confuseurs sexuels Isomat CLR, qui luttent contre sept ravageurs d'un coup. “Le coût phytosanitaire sur un verger, c'est autour de 2 000 euros. Chaque fois que l'on avance, on prend un risque, pour un gain potentiel de 10 % seulement. C'est plutôt un surcoût qu'une économie. S'il y a des gains à faire, c'est plutôt sur la main-d'œuvre.”

Son verger est conduit en “mûrs fruitiers”, les arbres sont sur un seul plan. Principal avantage : la baisse des coûts de production grâce à une taille mécanique. “Plutôt que de tout tailler à la main, je me suis dit 'autant le faire à la machine'. Aujourd'hui, tout le verger est donc taillé mécaniquement, à la barre de coupe. Cela n'a pas toujours été facile parce qu'il faut changer beaucoup d'habitudes.” Depuis dix ans, les tonnages sont les mêmes, mais la taille prend moins de temps, cela représente “20 à 30 %
de main-d'œuvre en moins”. “Economiquement, ce schéma fonctionne.”

Souhait du citoyen... et pratique
du consommateur

Ce cheminement vers l'amélioration des pratiques le conduira-t-il vers la bio ? “La bio c'est un levier technique intéressant pour avancer, mais cela a ses défauts. Comment fait-on pour nourrir la planète avec des demi-récoltes ?” Pour l'instant, la charte “vergers éco-responsables” à laquelle il adhère ne permet pas de valoriser mieux sa production. C'est pourtant l'objectif fixé. “Cela répond en tout cas aux attentes des consommateurs”, regrettant au passage “le décalage entre les souhaits du citoyen et les pratiques du consommateur”.

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