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Agronomie - 04-12-2015

COP 21 : les chiffres qui effraient l'agriculture

rechauffement climatique

Quel sera l'effort de l'agriculture française pour répondre aux engagements de la Cop 21? La France a défini une “stratégie nationale bas carbone” (SNBC), sorte d'outil prescriptif pour les politiques publiques à l'horizon 2035. Au ministère de l'Agriculture, un scénario a été établi pour envisager de façon concrète les évolutions du secteur. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les objectifs, présentés aux élus de la chambre de Maine-et-Loire lors de sa dernière session vendredi 27 novembre, sont vertigineux. Et pour tout dire, impossibles à atteindre. “La stratégie est totalement déconnectée des réalités de terrain”, constate Philippe Touchais, chargé de mission climat énergie biomasse à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA). L'agriculture devra réduire ses émission de gaz à effet de serre de 13% en 2028 par rapport à l'année 2013. Pour cela, il faudra réduire la fertilisation minérale de 30 kg d'azote par hectare. Il faudra surtout limiter la perte d'hectares de prairies permanentes à 1,5% et diminuer les consommations d'énergie de 35%. Des marges de progrès existent incontestablement. “Avec la très forte restructuration des exploitations, il faut vraiment travailler au sein des communes pour harmoniser et restructurer les voyages, propose par exemple Pascal Gallard, président du Pôle élevage de la chambre de Maine-et-Loire. Que représentent les coûts de transport de fourrage de plus de trois kilomètres? C'est très significatif au niveau d'une exploitation”.

25% de la SAU en bio

Les agriculteurs seront invités aussi à faire 30% de légumineuses en plus. “Cela ne rime à rien s'il n'y a pas de marché en face, s'agace la vice présidente de la FNSEA Christiane Lambert. Il faudra donc nous organiser”.

Les chiffres qui semblent les plus irréalistes concernent l'agriculture bio et la méthanisation. La part des surfaces de l'agriculture biologique devraient atteindre 25% de la SAU agricole globale (15% pour les grandes cultures). Autant dire qu'il va falloir accélérer sérieusement le rythme des conversions. Car en Pays-de-la-Loire par exemple, pourtant deuxième région de France pour la bio, on n'en est qu'à 6%.

Pour la méthanisation, il s'agirait d'atteindre 40% des déjections maîtrisables. “Je m'interroge sur notre capacité à tenir ces objectifs compte tenu de la complexité administrative et de la rentabilité de la méthanisation”, commente le président de la chambre d'agriculture de Maine-et-Loire François Beaupère. “95% des sites de méthanisation ont rencontré des difficultés administratives et deux tiers sont eu une rentabilité inférieure à celle prévue”, complète Philippe Touchais, évoquant le résultat d'une récente enquête.

Au-delà des chiffres avancés, les chambres s'inquiètent de leur portée, c'est-à-dire de la façon dont les pouvoirs publics pourraient se les approprier. “Le ministère va-t-il imposer un nombre de haies par région? Ou bien conditionner les aides à un seuil de légumineuses? s'interroge Philippe Touchais. Ces chiffres doivent rester indicatifs uniquement, ce que l'on veut c'est une démarche volontaire”.

Quel sera l'effort de l'agriculture française pour répondre aux engagements de la Cop 21? La France a défini une “stratégie nationale bas carbone” (SNBC), sorte d'outil prescriptif pour les politiques publiques à l'horizon 2035. Au ministère de l'Agriculture, un scénario a été établi pour envisager de façon concrète les évolutions du secteur. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les objectifs, présentés aux élus de la chambre de Maine-et-Loire lors de sa dernière session vendredi 27 novembre, sont vertigineux. Et pour tout dire, impossibles à atteindre. “La stratégie est totalement déconnectée des réalités de terrain”, constate Philippe Touchais, chargé de mission climat énergie biomasse à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA).

L'agriculture devra réduire ses émission de gaz à effet de serre de 13% en 2028 par rapport à l'année 2013. Pour cela, il faudra réduire la fertilisation minérale de 30 kg d'azote par hectare. Il faudra surtout limiter la perte d'hectares de prairies permanentes à 1,5% et diminuer les consommations d'énergie de 35%. Des marges de progrès existent incontestablement. “Avec la très forte restructuration des exploitations, il faut vraiment travailler au sein des communes pour harmoniser et restructurer les voyages, propose par exemple Pascal Gallard, président du Pôle élevage de la chambre de Maine-et-Loire. Que représentent les coûts de transport de fourrage de plus de trois kilomètres? C'est très significatif au niveau d'une exploitation”.

25% de la SAU en bio

Les agriculteurs seront invités aussi à faire 30% de légumineuses en plus. “Cela ne rime à rien s'il n'y a pas de marché en face, s'agace la vice présidente de la FNSEA Christiane Lambert. Il faudra donc nous organiser”.

Les chiffres qui semblent les plus irréalistes concernent l'agriculture bio et la méthanisation. La part des surfaces de l'agriculture biologique devraient atteindre 25% de la SAU agricole globale (15% pour les grandes cultures). Autant dire qu'il va falloir accélérer sérieusement le rythme des conversions. Car en Pays-de-la-Loire par exemple, pourtant deuxième région de France pour la bio, on n'en est qu'à 6%.

Pour la méthanisation, il s'agirait d'atteindre 40% des déjections maîtrisables. “Je m'interroge sur notre capacité à tenir ces objectifs compte tenu de la complexité administrative et de la rentabilité de la méthanisation”, commente le président de la chambre d'agriculture de Maine-et-Loire François Beaupère. “95% des sites de méthanisation ont rencontré des difficultés administratives et deux tiers sont eu une rentabilité inférieure à celle prévue”, complète Philippe Touchais, évoquant le résultat d'une récente enquête.

Au-delà des chiffres avancés, les chambres s'inquiètent de leur portée, c'est-à-dire de la façon dont les pouvoirs publics pourraient se les approprier. “Le ministère va-t-il imposer un nombre de haies par région? Ou bien conditionner les aides à un seuil de légumineuses? s'interroge Philippe Touchais. Ces chiffres doivent rester indicatifs uniquement, ce que l'on veut c'est une démarche volontaire”.

Quel sera l'effort de l'agriculture française pour répondre aux engagements de la Cop 21? La France a défini une “stratégie nationale bas carbone” (SNBC), sorte d'outil prescriptif pour les politiques publiques à l'horizon 2035. Au ministère de l'Agriculture, un scénario a été établi pour envisager de façon concrète les évolutions du secteur. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les objectifs, présentés aux élus de la chambre de Maine-et-Loire lors de sa dernière session vendredi 27 novembre, sont vertigineux. Et pour tout dire, impossibles à atteindre. “La stratégie est totalement déconnectée des réalités de terrain”, constate Philippe Touchais, chargé de mission climat énergie biomasse à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA).

L'agriculture devra réduire ses émission de gaz à effet de serre de 13% en 2028 par rapport à l'année 2013. Pour cela, il faudra réduire la fertilisation minérale de 30 kg d'azote par hectare. Il faudra surtout limiter la perte d'hectares de prairies permanentes à 1,5% et diminuer les consommations d'énergie de 35%. Des marges de progrès existent incontestablement. “Avec la très forte restructuration des exploitations, il faut vraiment travailler au sein des communes pour harmoniser et restructurer les voyages, propose par exemple Pascal Gallard, président du Pôle élevage de la chambre de Maine-et-Loire. Que représentent les coûts de transport de fourrage de plus de trois kilomètres? C'est très significatif au niveau d'une exploitation”.

25% de la SAU en bio

Les agriculteurs seront invités aussi à faire 30% de légumineuses en plus. “Cela ne rime à rien s'il n'y a pas de marché en face, s'agace la vice présidente de la FNSEA Christiane Lambert. Il faudra donc nous organiser”.

Les chiffres qui semblent les plus irréalistes concernent l'agriculture bio et la méthanisation. La part des surfaces de l'agriculture biologique devraient atteindre 25% de la SAU agricole globale (15% pour les grandes cultures). Autant dire qu'il va falloir accélérer sérieusement le rythme des conversions. Car en Pays-de-la-Loire par exemple, pourtant deuxième région de France pour la bio, on n'en est qu'à 6%.

Pour la méthanisation, il s'agirait d'atteindre 40% des déjections maîtrisables. “Je m'interroge sur notre capacité à tenir ces objectifs compte tenu de la complexité administrative et de la rentabilité de la méthanisation”, commente le président de la chambre d'agriculture de Maine-et-Loire François Beaupère. “95% des sites de méthanisation ont rencontré des difficultés administratives et deux tiers sont eu une rentabilité inférieure à celle prévue”, complète Philippe Touchais, évoquant le résultat d'une récente enquête.

Au-delà des chiffres avancés, les chambres s'inquiètent de leur portée, c'est-à-dire de la façon dont les pouvoirs publics pourraient se les approprier. “Le ministère va-t-il imposer un nombre de haies par région? Ou bien conditionner les aides à un seuil de légumineuses? s'interroge Philippe Touchais. Ces chiffres doivent rester indicatifs uniquement, ce que l'on veut c'est une démarche volontaire”.

Quel sera l'effort de l'agriculture française pour répondre aux engagements de la Cop 21? La France a défini une “stratégie nationale bas carbone” (SNBC), sorte d'outil prescriptif pour les politiques publiques à l'horizon 2035. Au ministère de l'Agriculture, un scénario a été établi pour envisager de façon concrète les évolutions du secteur. Le moins que l'on puisse dire, c'est que les objectifs, présentés aux élus de la chambre de Maine-et-Loire lors de sa dernière session vendredi 27 novembre, sont vertigineux. Et pour tout dire, impossibles à atteindre. “La stratégie est totalement déconnectée des réalités de terrain”, constate Philippe Touchais, chargé de mission climat énergie biomasse à l'Assemblée permanente des chambres d'agriculture (APCA).

L'agriculture devra réduire ses émission de gaz à effet de serre de 13% en 2028 par rapport à l'année 2013. Pour cela, il faudra réduire la fertilisation minérale de 30 kg d'azote par hectare. Il faudra surtout limiter la perte d'hectares de prairies permanentes à 1,5% et diminuer les consommations d'énergie de 35%. Des marges de progrès existent incontestablement. “Avec la très forte restructuration des exploitations, il faut vraiment travailler au sein des communes pour harmoniser et restructurer les voyages, propose par exemple Pascal Gallard, président du Pôle élevage de la chambre de Maine-et-Loire. Que représentent les coûts de transport de fourrage de plus de trois kilomètres? C'est très significatif au niveau d'une exploitation”.

25% de la SAU en bio

Les agriculteurs seront invités aussi à faire 30% de légumineuses en plus. “Cela ne rime à rien s'il n'y a pas de marché en face, s'agace la vice présidente de la FNSEA Christiane Lambert. Il faudra donc nous organiser”.

Les chiffres qui semblent les plus irréalistes concernent l'agriculture bio et la méthanisation. La part des surfaces de l'agriculture biologique devraient atteindre 25% de la SAU agricole globale (15% pour les grandes cultures). Autant dire qu'il va falloir accélérer sérieusement le rythme des conversions. Car en Pays-de-la-Loire par exemple, pourtant deuxième région de France pour la bio, on n'en est qu'à 6%.

Pour la méthanisation, il s'agirait d'atteindre 40% des déjections maîtrisables. “Je m'interroge sur notre capacité à tenir ces objectifs compte tenu de la complexité administrative et de la rentabilité de la méthanisation”, commente le président de la chambre d'agriculture de Maine-et-Loire François Beaupère. “95% des sites de méthanisation ont rencontré des difficultés administratives et deux tiers sont eu une rentabilité inférieure à celle prévue”, complète Philippe Touchais, évoquant le résultat d'une récente enquête.

Au-delà des chiffres avancés, les chambres s'inquiètent de leur portée, c'est-à-dire de la façon dont les pouvoirs publics pourraient se les approprier. “Le ministère va-t-il imposer un nombre de haies par région? Ou bien conditionner les aides à un seuil de légumineuses? s'interroge Philippe Touchais. Ces chiffres doivent rester indicatifs uniquement, ce que l'on veut c'est une démarche volontaire”.

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