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Energies renouvelables - 16-10-2015

L’agriculture au cœur des enjeux

planète //// La Cop 21 va se tenir à Paris du 30 novembre au 11 décembre. Les Nations vont tenter de trouver un accord contraignant pour parvenir à atténuer le dérèglement climatique. L’agriculture y aura sa place.

Cop 21, mission climat Evènement Agir au quotidien “Ce n’est pas parce que c’est l’année du climat qu’on doit en parler plus que d’habitude”, estime Jean-Jacques René, élu à la chambre d’agriculture de Côtes-d’Armor, introduisant une conférence sur le sujet. Mais de fait, Cop 21 sera un tel événement que les médias du monde entier seront tournés vers Paris, à partir du 30 novembre. Pour les agriculteurs de l’Ouest, le climat n’est peut-être pas une priorité aujourd’hui. “Il est difficile de parler de ce sujet en période de crise des productions animales” constatait le Breton, au Space. Et pourtant, c’est un sujet qui devient capital. “On sent que les choses bougent, les dates de semis et de récolte évoluent.” L’agriculture est impactée. L’agriculture contribue aussi aux émissions de gaz à effet de serre. Et l’agriculture en prend conscience, et se prend en main. “Ce n’est pas parce que c’est l’année du climat qu’on doit en parler plus que d’habitude.” Effectivement, il faut en parler, et agir, tous les jours, ni plus ni moins. Rémi Hagel La 21e Conférence des parties à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ou COP21, va se tenir du 30 novembre au 11 décembre sur le site de Paris-Le Bourget. Elle va rassembler près de 40 000 participants : délégués de chaque pays, observateurs, membres de la société civile, etc. Il s’agit du plus grand événement diplomatique accueilli par la France et de l’une des plus grandes conférences climatiques jamais organisées. L’enjeu est de taille : on cherche à aboutir, pour la première fois, à un accord universel et contraignant pour lutter contre le dérèglement climatique et d’impulser la transition vers des économies sobres en carbone. Il devra être applicable à partir de 2020. L’un des objectifs est de limiter la hausse des températures à 2 °C en 2100, contre une prévision de +5 °C si on suit la tendance actuelle. Le monde agricole est directement concerné. Déjà à +2 °C, on craint une baisse de la productivité. Et il faut s’attendre à une multiplication des aléas climatiques. Les impacts seront multiples. Lors d’une conférence au Sommet de l’élevage, Michel Lherm, de l’Inra, rappelait par exemple que les bovins sont plus sensibles à la chaleur qu’au froid. Face à une hausse des températures, une chute de la reproduction et de la production ainsi qu’une perte de poids sont à craindre. Une adaptation technique des élevages serait à envisager : diminution de la densité d’animaux, brumisation, ombre, fractionnement des rations, évacuation plus fréquente des lisiers…

Le poids de l’agriculture

L’agriculture est en prise avec l’environnement, elle est touchée par le réchauffement climatique, mais elle y participe aussi par ses activités. En France, 18 % des émissions de gaz à effet de serre sont d’origine agricole, un chiffre estimé à 45 % en Bretagne (1). Et les trois quarts proviennent de l’élevage (on comptabilise dedans la fabrication et le transport d’intrants).

Si on pense souvent au CO2 quand on parle de gaz à effet de serre, les plus dangereux sont en fait le méthane (CH4), “au pouvoir 25 fois plus réchauffant que le CO2” explique Laurence Ligneau, du pôle GES des chambres d’agriculture de Bretagne. C’est lui qui est issu des rots des ruminants. Mais il y a encore le protoxyde d’azote (N2O), qui est 298 fois plus fort ! Lui, provient surtout des sols.

L’enjeu est dans le pré

En fait, les sols sont l’objet de toutes les attentions. En effet, ils concentrent la plus grosse quantité de carbone. Rien que la surface en contient 800 Giga tonne, alors que toute la végétation de la planète n’en capte “que” 650 Gt. Ainsi, si le sol perd ne serait-ce que 0,3 % de carbone, cela conduit à forte augmentation dans l’atmosphère. Le retournement des prairies provoque un déstockage rapide du carbone organique du sol.

Mais les sols sont aussi la solution, car inversement, une légère augmentation du carbone dans les sols compensera les émissions des autres activités humaines. Cela est d’ailleurs l’objet du projet “4 pour 1 000” présenté par Stéphane Le Foll : améliorer les stocks de matière organique des sols agricoles de 4 pour 1000 par an. Face à cet immense défi, l’agriculture a des atouts à faire valoir (lire ci-contre).

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