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Eau - 06-11-2015

Eau : un enjeu majeur pour la Région

POLLUTION //// En Pays-de-la-Loire, seules 11 % des masses d'eau sont “en bon état”. Les quantités de pesticides et nitrates retrouvées dans l'eau impliquent des traitements pour la rendre potable. En amont, des actions sont possibles pour améliorer la qualité des eaux.

Sur 38 points de prélèvements en Pays-de-la-Loire, près de 45 % des mesures en cours d'eau présentaient, en 2013, des cumuls de pesticides ayant dépassé le seuil de 0,5 µg/l. “Cela implique des traitements spécifiques pour rendre cette eau brute potable”, prévient Valérie Lecomte de la Dreal. Des cumuls supérieurs à 5 µg/l ont même été mesurés sur la Sanguèze et l'Ognon (Loire-Atlantique), l'Aubance et l'Authion (Maine-et-Loire). Dans ce cas, l'eau est trop polluée pour être utilisée pour la production d'eau potable. Sur 414 molécules recherchées, 132 ont été quantifiées au moins une fois. Ce sont surtout des herbicides qui sont retrouvés, 63 %, contre 21 % pour les fongicides et 14 % pour les insecticides (1). Les cinq pesticides les plus présents sont l'atrazine et ses molécules de dégradation (82 % des prélèvements), l'AMPA, molécule de dégradation du glyphosate (71 % des cas), l'isoproturon (58 %), le métaldéhyde (52 %) et le diuron (47 %). Pourtant, l'atrazine, herbicide pour maïs, a été interdit en 2003 et le diuron, défanant en arboriculture et viticulture est interdit depuis 2008, mais encore utilisé comme démoussant de toiture.

Des actions sur le terrain

“La mobilisation pour lutter contre ces pollutions est réelle”, se réjouit Valérie Lecomte. En Pays-de-la-Loire, vingt-huit contrats territoriaux “pollutions diffuses” ont été engagés entre l'agence de l'Eau Loire Bretagne et les syndicats de bassin pour améliorer la qualité de l'eau des points de captage.

Sur le bassin-versant de l'Oudon, par exemple, Symbolip (2) a élaboré une “charte des préconisateurs sur les pratiques agricoles”, signée en 2011 par vingt et un organismes de conseil. “On sensibilise les conseillers agricoles aux enjeux de l’eau par des formations et on leur donne les moyens de conseiller les agriculteurs sur les pratiques qui préservent la qualité de l’eau”, explique Justine Boivin, du Symbolip.

D'autres actions sont menées pour diminuer l'usage des produits phytosanitaires comme les diagnostics conseils proposés aux agriculteurs et les mesures agroenvironnementales territorialisées (MAET) visant un système d’exploitation plus extensif. Ces derniers ont été actualisés avec la nouvelle Pac : les MAEC systèmes, mises en place à l’échelle de l’exploitation agricole et les MAEC à enjeu localisé qui concernent une ou plusieurs parcelles. Sur les cinq années à venir, 187 millions d'euros pour la région sont consacrés à ces dispositifs. “C'est un enjeu majeur en Pays-de-la-Loire”, appuie Philippe Genet de la Draaf.

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