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Eau - 06-11-2015

L’Oudon, un capital à préserver

Le Gaec de l'Ourzaie à Grugé-l’Hôpital (Maine-et-Loire), a accueilli en octobre dernier, la centaine de participants à la journée technique traitant du “partenariat pour réduire l'usage et les impacts des produits phytosanitaires sur les bassins-versants”, organisée par les chambres d’Agriculture des Pays-de-la-Loire et ses partenaires. Les associés, Christian Delahaye et Pascal Balle, se sentent fortement engagés dans l'agriculture durable. Leur souhait est de “produire sans épuiser ni dégrader les ressources naturelles et pouvoir conserver un outil de travail pérenne”. La ferme fait vivre trois familles et l'organisation en place permet aux associés de se dégager du temps libre. Pas toujours facile de concilier l'économique, le social et l'environnement. “Il faut sans cesse s'adapter pour atteindre l'optimum économique“, confie Christian Delahaye. Après avoir souscrit un CTE en 2001, puis un MAET maintien des surfaces en herbe de 2007 à 2014, les associés réfléchissent aujourd'hui pour s'engager dans un MAEC système.

Des haies plantées
et régénérées

Sur la ferme, les changements de pratiques pour protéger la ressource en eau sont visibles. Les bandes enherbées le long des cours d'eau sont passées à 10 mètres. En hiver, la totalité des sols est couverte avec un RGI trèfle incarnat entre deux maïs, qui sera pâturé, et un mélange multi-espèces entre blé et maïs. Depuis 2000, la pratique du désherbinage du maïs et les faux semis ont permis de réduire les herbicides. Et sur colza, ce sont les plantes compagnes et l'ajout de variétés très précoces pour lutter contre les méligèthes qui sont au programme. Coté bocage, 600 mètres de haies ont été plantés et une sélection d'arbres a été abattue pour gérer la ripisylve. “C'est bien de planter mais il faut entretenir ensuite !”, confie Christian Delahaye. Pour accompagner les éleveurs dans cette tâche, un plan de gestion des haies a été établi. “Pour l'instant, il n'y a pas encore assez de volume de bois pour exploiter sous forme de plaquettes.”

Le Gaec a également intégré le réseau Arbre (1). Le diagnostic de l'exploitation réalisé dans cette démarche, a abouti à la régénération naturelle de 2 km de haies en bordure de route et de fossés et à la mise en place de bandes enherbées de 3 à 4 mètres pour diviser les grandes parcelles. Autre action pour allonger la rotation et apporter de l'azote dans la ration : l'introduction de la luzerne. “La Codema gère la culture, du fauchage à la déshydratation, et nous ramène la luzerne sous forme de fibres ou de bouchons.” Autant d'actions qui contribuent à préserver l'eau du bassin de l'Oudon.

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