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Eau - 06-11-2015

Des zones humides pour épurer l’eau

Qu’il s’agisse d'eaux de ruissellement ou de drainage, l’aménagement d’une zone humide artificielle (ZHA) permet de limiter les transferts de polluants vers les milieux aquatiques, selon l'Irstea (1). Il est démontré que les ZHA sont efficaces sur l'azote, les substances actives, les matières en suspension et le phosphore. “C'est une solution pour les zones drainées, les zones à forte pente et les zones à forte saturation”, détaille Christian Nicolas chez Terrena innovation. Un tel projet est à l'étude dans le Layon (Maine-et-Loire) pour épurer les eaux de ruissellement de 70 ha de coteaux viticoles. Après étude de plusieurs sites, une parcelle a été retenue. “La ZHA sera de 7 000 m2, un hectare avec les abords”, précise Michel Gazeau, vice-président d'honneur du Syndicat mixte du bassin du Layon. Mais entre les problèmes techniques et le temps de mettre d'accord tous les agriculteurs présents sur ce bassin-versant, la réalisation est retardée. “C'est plus facile de mettre en place une ZHA sur des eaux de drainage car un seul agriculteur est concerné”, constate Christian Nicolas.

Une nature artificielle ?

Une zone humide artificielle “n'est pas un plan d'eau, il n'y a pas plus d'un mètre de profondeur.” C'est une dérivation du fossé ou du cours d'eau qui récolte les eaux de ruissellement ou de drainage. Elle est dimensionnée en fonction de la surface “à traiter” et du débit de l'eau. Le principe est simple. Après une période d’épandage des produits phytosanitaires, les vannes sont ouvertes pour recueillir les eaux les plus chargées en contaminants. Grâce à la végétation présente, le milieu artificiel reproduit les mécanismes de dégradation, de transformation et de recyclage des éléments comme dans les zones humides naturelles. Après un temps de résidence suffisant pour que le dispositif joue son rôle épurateur, les vannes sont ouvertes et l'eau rejoint son cours normal d'écoulement. “L'efficacité est liée au temps de séjour” et aux espèces présentes. D'après les travaux du Cemagref, en moyenne 55 % des polluants peuvent être retenus par ce processus. Quelques années après sa conception, animaux et végétaux ont naturellement évolué vers un équilibre écologique. “On retrouve des tritons des amphibiens et des plantes aquatiques.”

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