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Porc - 30-10-2015

Belgique : vers la concentration ?

Porc/// / L'espace de dix ans, la production porcine belge a su se moderniser et se restructurer. Aujourd'hui, elle franchit un nouveau cap en amorçant la fusion d'entreprises privées ou coopératives. Objectif : faire naître des poids lourds de la viande.

Les courbes statistiques de la production porcine forment de belles lignes droites à l'écran. Il n'y a pas l'ombre d'un décrochage. Le bilan d'approvisionnement ? Stable. La consommation intérieure ? Stable. Les importations ? Stables. La production porcine ? En hausse malgré la disparition en trente ans de 17 000 élevages. La Belgique, “ce tout petit pays”, se hisse au 7e rang des exportateurs de viande porcine dans le monde. Juste devant la France. René Maillard, manager du Belgian Meat office, une plate-forme d'exportation des viandes créée en 2003, s'en excuserait presque devant les auditeurs français qui l'écoutent ce 20 octobre, au palais des congrès du Mans.

Une restructuration d’envergure

La recette du succès, René Maillard va la chercher dans les choix stratégiques qui ont guidé la filière depuis 2005. Avec 50 % de la production concentrée en Flandres occidentale, les éleveurs ont su contenir les contraintes environnementales en transformant le lisier en électricité. Un détail qui reflète la réalité belge, celle de maîtriser chaque échelon de la production. “Il y a dix ans, le problème était le manque d'autonomie d'échelle de production, des élevages non compétitifs et une industrie très fragmentée. Aujourd'hui, tout cela a été résolu.” Entre 2005 et 2014, la production a progressé de 10 %. Pour évacuer les surplus, la Belgique a consolidé ses exportations sur le marché européen (85 %), plus prévisible que celui des pays tiers. Le pays a aussi répondu aux marchés de niche comme la Tchéquie (3 %), l'Australie ou le Japon, “acheteur de pièces nobles à forte plus-value”. Pour exporter, “il faut avoir un bon ancrage sur le marché domestique”. Sur ce point, “pas besoin d'étiquettes Viande de Belgique !” L'offre s'est adaptée à la demande en viande maigre tandis que des produits élaborés à forte plus-value viennent boucler le travail en filière.

Pour obtenir ces résultats, la Belgique “a investi avec les industriels”. Les grands sont devenus plus grands. Les petits acteurs ont eu moins de chance... Cette restructuration d'envergure ouvre aujourd'hui la voie de “l'alliance”. En septembre, le Belgian Pork Group est né. Ce nouvel acteur, issu de la fusion de Westvlees Group et Covavee représente 45 % du marché national. “Chemin faisant, on a compris qu'il fallait s'unir pour se défendre.” Avec 12 millions de porcs abattus par an (la moitié de la France), la Belgique compte bien peser face aux autres leaders européens.

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