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Eau - 18-09-2015

“On n’a pas acheté d’azote extérieur”

Eau//// Sur le bassin de l’Oudon, le nouveau contrat territorial propose des actions aux agriculteurs pour limiter les pollutions. A Renazé (Mayenne), Véronique et Christophe Crossoir gèrent mieux leurs apports d’azote.

Le Gaec du Rondeau est traversé par le Chéran. En 2012, Christophe Crossoir s’est engagé dans un plan d’action proposé par le Symbolip (1), pour réduire les pollutions diffuses. Il a bénéficié d’un diagnostic, puis d’analyses de sol entrée/sortie d’hiver, ainsi que de l’analyse de son puits. “Je n’ai pas vécu cela comme une contrainte. Connaître la qualité de l’eau du puits, c’est important. Et connaître le fonctionnement du sol, c’est utile.” Ces actions ont complété des démarches engagées par l’éleveur : “J’ai toujours fait des couverts végétaux.” La gestion fine des flux porte ses fruits : “Cela ne sert à rien d’apporter de l’azote s’il n’y en a pas besoin. L’an dernier, on n’a utilisé que le fumier de l’exploitation. On n’a pas acheté d’azote extérieur.”

La luzerne pour l’autonomie

Véronique a rejoint Christophe en 2014. Aujourd’hui, le couple élève 400 chèvres et 30 vaches allaitantes. L’installation a permis d’ajouter 28 hectares aux 28 ha initiaux. “On était parti sur la bonne voie, on a continué. Avant, j’étais obligé de cultiver du maïs sur des terres en pente. Là, on a pu les passer en herbe. On a élargi les bandes enherbées de 6 à 10 m. Nous avons implanté 10 ha de luzerne pour être autonomes en protéines. Avant, on l’achetait. Pour cette première année, nous sommes à quatre coupes. On avait un camion qui devait venir en août, on a annulé : 1 600 euros d’économie !”

Ce programme d’actions va être remplacé. “Nous l’avons testé sur l’Araize, le Chéran et le Misengrain” explique Justine Boivin, en charge du dossier au Symbolip. Désormais, il va être élargi aux deux tiers nord du bassin de l’Oudon : en amont de Segré (et son point de captage de Saint-Aubin-du-Pavoil), ainsi que certains points de captages souterrains mayennais (2).

Engagements volontaires

Lundi 14 septembre, le contrat territorial a été signé à Renazé par les partenaires institutionnels (3). Le nouveau programme a été adapté : le diagnostic d’exploitation est abandonné, car trop complet. “Souvent, l’agriculteur n’a pas besoin d’un diagnostic aussi poussé. Il sait déjà où est le problème. S’il possède des parcelles à risque, il va pouvoir faire un diagnostic ciblé sur son parcellaire.” Il est donc proposé des diagnostics ciblés, ou des diagnostics de systèmes (pour ceux qui veulent évoluer). L’agriculteur peut aussi être accompagné pour se former. Tout ceci reste basé sur le volontariat. Ce programme engagera près de 2,5 millions d’euros sur cinq ans.

Florence Désillière, présidente de la chambre d’agriculture de la Mayenne, rappelle sa priorité : “Il faut pouvoir continuer à produire. L’acharnement réglementaire est contre-productif.” Elle salue ce programme qui “tient compte des impératifs des agriculteurs, et a associé les acteurs locaux dans une construction progressive”. La mise en œuvre d’actions environnementales doit faire preuve de souplesse. “C’est la force de ce contrat.”

Pour en savoir plus

Lire l’article paru le 27 mars,

“Un troisième plan d’actions sur le bassin

de l’Oudon”, sur aveniragricole.net

tapez : http://tinyurl.com/pd95pw4

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