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Agronomie - 10-07-2015

Les drones sont désormais
à portée de mains

AGRICULTURE DE PRECISION //// Une démonstration de drone sur une parcelle de blé à Faveraye-Machelles a suscité l'intérêt des agriculteurs. Le conseil de modulation de la fertilisation azotée est à présent dispensé par les chambres d'Agriculture de la région.

Les drones se démocratisent en agriculture. “Vingt mille hectares ont été survolés sur la campagne 2013-2014 et quelque 100 000 ha sur cette saison”, se réjouit François Rabier, coordinateur chez Airinov. La chambre d'agriculture de Maine-et-Loire a décidé elle aussi de proposer le service Agridrone. Pour 10 ha, il faut compter 130 euros en blé et 170 en colza pour le conseil de fertilisation azotée. “L'avantage par rapport aux satellites, c'est qu'il peut faire des acquisitions même par temps nuageux”, précise Pierre Mulliez, responsable agronomie de la Chambre. L'autre point fort est la réactivité. “On s'engage à fournir le conseil dans les sept jours.” L'ingénieur avance une économie d'intrants de l'ordre de 70 €/ha et insiste sur l'optimisation globale de la fertilisation.

La télédétection, comment ça marche ?

Chacun des quatre objectifs du capteur multispectral embarqué dans le boîtier du drone, analyse les propriétés optiques de la végétation dans une longueur d'onde spécifique : le vert, le rouge, la gamme spectrale du red edge et le proche infrarouge. C'est la réflectance, c’est-à-dire l’énergie renvoyée par le couvert qui est mesurée. Un luxmètre intégré au capteur enregistre l’intensité et la couleur de la lumière du soleil afin de corriger les données si besoin. Ces dernières sont ensuite converties en données agronomiques servant à fournir un conseil pour adapter la fertilisation azotée. Le drone, petit concentré de technologie de 700 grammes, vole conformément à la réglementation, en dessous de 150 mètres d'altitude et dans un rayon d'un kilomètre de son point d'envol. Il supporte un vent allant jusqu'à 50 km/h. “Il est entièrement automatique du décollage à l'atterrissage. Il travaille au plus près de la ligne, sur un circuit que j'ai prédéfini sur l'ordinateur”, détaille François Rabier. “Le recouvrement des bandes fait que chaque mètre carré est pris 14 fois.”

Des cartes de préconisation sur mesure

En colza, deux relevés de biomasse sont effectués à l'entrée et à la sortie de l'hiver et permettent de calculer la dose d'azote à apporter. “Pour un rendement souhaité de 30 q/ha, on calcule le besoin total auquel on déduit l'azote de la biomasse contenu et l'azote de minéralisation”, reprend Pierre Mulliez.

En blé, un seul vol est réalisé entre deux et trois nœuds pour mesurer la biomasse sèche et l'azote absorbé. Les recommandations porteront donc sur le dernier apport. “Pour une même quantité d'azote absorbée, la quantité d'azote préconisée sera plus importante si la biomasse de la culture est élevée car le potentiel de rendement sera plus élevé.” L'apport peut être modulé de +/- 10 unités s'il y a eu des épandages d'effluents et de +/- 30 unités si une forte teneur en protéines est recherchée.

Sur les cartes de restitution, apparaissent une zone rouge et une zone bleue sur la parcelle, qui correspondent à deux doses d'azote différentes conseillées. Si l'agriculteur est équipé d'un appareil de modulation, il se voit remettre un fichier informatique qu'il pourra lire dans son boîtier.

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