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Bovins viande - 15-05-2015 - Christian Evon

Viande bovine : Stéphane  Le Foll attend des actes

CRISE

“Ce n'est pas le ministre qui décide des prix !” a martelé mardi Stéphane Le Foll aux acteurs de la filière viande bovine, réunis en réunion de crise. L'Etat leur donne un mois pour renouer le dialogue mais sur le fond, aucune des revendications des producteurs n'a trouvé de réponse.

Les blocages d’abattoirs ont été levés mardi 12 mai, en fin de matinée, sauf sur un site du groupe Bigard en Bourgogne. Mais les producteurs restent vigilants et pourraient à tout moment décider de reprendre leurs actions de blocage.

Les blocages d’abattoirs ont été levés mardi 12 mai, en fin de matinée, sauf sur un site du groupe Bigard en Bourgogne. Mais les producteurs restent vigilants et pourraient à tout moment décider de reprendre leurs actions de blocage.


"Face à cette crise que traversent les éleveurs, il nous faut un sursaut collectif” a lancé le ministre de l'Agriculture au sortir de la réunion, mardi après-midi. “Si nous ne sommes pas mieux structurés pour valoriser la viande française, nous ne réglerons pas le problème”, a-t-il poursuivi, conscient qu'il faut apporter des solutions pour soulager la détresse des producteurs.

“C'est à la filière de se prendre en charge”


Le ministre a insisté pour qu'il y ait une revalorisation des prix par rapport à ceux pratiqués ailleurs en Europe.

“On me parle d'augmentation du nombre de réformes laitières et du recul de la consommation comme cause de la baisse des prix. Mais rien n'est clair” a-t-il poursuivi. Pour Dominique Langlois, président d'Interbev : “Il est difficile pour les entreprises de trouver un relais de croissance à la baisse de consommation dans l'Union européenne.”


“Chacun vit sa vie de son côté dans la filière. Personne ne veut changer sa façon de faire” a réagi le président de la FNB, Jean-Pierre Fleury. Son vice-président, Guy Hermouet, lui emboîte le pas. “On est ressortis déçus. A croire que la filière ne mesure toujours pas l'état de détresse des producteurs. Nous sommes parmi les moins payés d'Europe. Les Polonais viennent de gommer leur différentiel de 1 /kg par rapport à nous. L'Allemagne est au-dessus, tout comme l'Italie, l'Irlande et l'Angleterre”. La mise en place de la qualité des viandes doit s'accélérer, de même que la valorisation Viande de France dans les rayons. Autre annonce : la nomination d'un monsieur export viande bovine, en l'occurrence Jean-Luc Angot, directeur général adjoint de la DGAL.

Alors que tous ont devant eux une série de travaux dans les quatre semaines à venir, les producteurs vont-ils rester les bras croisés ? Pas sûr... Depuis une semaine, la colère est montée d'un cran et ils ont multiplié les blocages de sites industriels dans la nuit du 10 au 11 mai, pour empêcher l'accès des abattoirs aux camions en début de semaine. Premier visé, le groupe Bigard. Dans la Région, La Roche-sur-Yon, Les Herbiers et La Châtaigneraie ont été visés. Elivia Le Lion-d'Angers, du groupe Terrena, a aussi été bloqué, de même que des sites SVA - Jean Rozé.


Les cotations dans le collimateur des producteurs


“Ce dispositif public ne peut qu'être manipulé car il n'exprime pas la réalité du marché”, lançait le 23 avril la FNB. Pour Dominique Daul, son vice-président, “il existe un différentiel entre le nombre d’animaux abattus et le nombre d’animaux cotés”.D'où la demande du syndicat de suspendre immédiatement la diffusion de ces données. “Il n’y a pas eu de cotation en bovin cette semaine, pourtant FranceAgriMer en a publié. Ça paraît un peu gros !” a-t-il souligné une semaine plus tard, le 29 avril. “Les membres des groupes régionaux de cotation ne les ont pas confirmées.”


Tous les membres de la filière y sont représentés. “Seulement, nous reprochons de coter des catégories où il n’y a pas assez d’animaux pour que la cotation soit représentative.” Les cotations des meilleurs animaux ne seraient également pas prises en compte pour les cotations de FranceAgriMer, cotations reconnues sur le plan national, tirant indirectement les prix vers le bas lors de négociations ultérieures entre abatteurs et éleveurs.


Christian Evon



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Catégories : Viande

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