• Suivez-nous :

accueil
Cultures > Agronomie > “Notre génération se doit de repartir
à la conquête de la fertilité des sols”
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

Retrouvez bientôt le blog de l'expert

Un expert répond à vos questions en direct !

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Agronomie - 08-05-2015

“Notre génération se doit de repartir
à la conquête de la fertilité des sols”

TRAVAIL SIMPLIFIE //// C'est le constat d'une perte de fertilité dans les sols qui a amené Jacques Charlot à remettre en question ses pratiques. Après quelques tâtonnements autour des différentes techniques de travail du sol, il a aujourd'hui trouvé un équilibre.

L e fait d'arrêter l'élevage et de cultiver des céréales pendant une trentaine d'années, on a vidé le réservoir de fertilité des sols !” Jacques Charlot, exploitant à Murs dans l'Indre, constate que le taux de matière organique a régulièrement baissé pour tomber à 1,5 %. Cette prise de conscience l'a amené à réfléchir pour retrouver un bon niveau de fertilité. “ Mais comment faire sans aller chercher de la matière organique à l'extérieur et en continuant de cultiver ?” Ses terres présentaient aussi des défauts de structure qu'il souhaitait corriger par une fissuration et il envisageait de couvrir les sols au maximum pour produire de la biomasse.

Tentatives multiples...

Le labour était monnaie courante jusqu'en 2000. “ C'est sécurisant, facile, je reproduisais ce que faisaient mes parents.” Mais au fil du temps les problèmes se sont accumulés : défaut de portance, structure trop fine en surface provoquant la battance, rupture de porosité et finalement semelle de labour à 30 cm. L'agriculteur a alors fait évoluer ses pratiques de travail du sol avec l'introduction du paraplow, passé à 45 cm, avant l'implantation des colzas. “Ça solutionnait le problème tout en restant à un coût abordable.” Mais finalement après utilisation sur une rotation complète, la satisfaction n'était pas totale car la présence de végétation en surface rendait difficile la reprise du lit de semences. De fait, le paraplow a fait place au terraplow avec des dents type Michel pour travailler à 20 cm. “Le sol se soulevait sans être bouleversé et on a retrouvé de la porosité.” Mais le souci des résidus en surface était toujours présent et de surcroît, sont apparus des problèmes de salissement.

Jacques Charlot a donc opté pour le semis direct. “ En céréales, c'était une réussite. La portance s'est améliorée ainsi que l'état organique et biologique des sols. Mais pour les cultures de printemps plus sensibles à l'enracinement, c'était plus compliqué.” La nécessité de fissurer pour pallier les reprises en masse et la gestion difficile des limaces et mulots l'ont fait abandonné.

...pour arriver au striptill et semis direct

Cinq ans déjà que le striptill est arrivé sur la ferme ! “ Je voulais diminuer le passage des dents et aider le travail des racines sur les cultures de printemps et le colza.” Combiné à un semoir monograine et à une caisse avant pour les cultures associées, la technique striptill a été adoptée. En parallèle, le cultivateur a allongé sa rotation (sept ans), semé ses colzas en association avec des légumineuses, implanté des couverts (féverole, vesce, avoine, fenugrec et lentille) et introduit le trèfle en production de semences. “Le trèfle violet est extraordinaire en termes d'effet structural et d'apport d'azote.” En évoluant vers une réduction du travail du sol, Jacques Charlot tente d'améliorer durablement la qualité de ses sols, à la fois structurale (plus de porosité et meilleur enracinement), biologique (plus de vie dans le sol) et organique. “ Malgré cela, le taux de matière organique ne remonte pas, mais on a réussi à stopper sa baisse.

Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER

CATEGORIES

Pub Carré défaut
Innovations Performances Services