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Autres cultures - 27-03-2015

Réussir l’implantation du chanvre

CULTURE //// Etape clé, l’implantation du chanvre conditionne à 70 % la réussite de la culture. Pour cette espèce à cycle court, toute rupture de croissance après le semis doit être évitée.

1 Viser une bonne structure pour assurer une levée rapide Malgré un système racinaire pivotant et de fortes capacités de compensation, le chanvre est très sensible à tout défaut de structure de sol. Aussi, la préparation doit fournir en surface un lit de semence fin, aéré et réchauffé pour garantir une levée rapide et homogène. Et en profondeur, elle doit favoriser un enracinement de qualité permettant au pivot d’extraire l’eau et les minéraux. En terre lourde (argileuse), un labour d’hiver sera donc à privilégier. En sol plus léger, on préférera un labour de printemps. Si la structure est satisfaisante sur
0 – 30 cm et que le sol se prête au non-labour, le travail se limitera alors à 7-8 cm de profondeur. Utiliser des trains d’outils et des roues jumelées ou des pneus basse pression est conseillé pour limiter le nombre de passage sur la parcelle et éviter les tassements. En début de cycle, le chanvre est très sensible à l’hydromorphie. Une semelle de labour ou des zones compactées, qui entraînent une mauvaise
circulation voire une stagnation de l’eau, provoqueront une décoloration des plantes, caractéristique d'une asphyxie racinaire. Enfin, si la culture ne couvre pas le sol 15 à 20 jours après la levée à cause de problème de structure ou de croissance ralentie, les adventices pourront rapidement prendre
le dessus. 2 Un faux semis optimise le lit de semences Après le labour, le passage d’un outil à dents ameublit la terre, favorise la pénétration des futures racines, facilite le réchauffement du lit de semences et évite le dessèchement du sol. Ce faux semis fera aussi lever les adventices qui seront détruites de préférence par voie mécanique. 3 Semer dans de bonnes conditions La levée du chanvre est la phase la plus délicate de la culture. Elle doit être homogène et rapide, dans les quatre à dix jours après le semis. Pour mettre toutes les chances de son côté, le sol doit être bien structuré, parfaitement ressuyé et réchauffé (10 – 12 °C) et le semis régulier, à 2 à 3 cm
de profondeur. En année normale, on sème de fin mars à début mai selon les régions de production. Mais en conditions difficiles, il est possible de retarder le semis jusqu’à début juin. Avec toutefois le risque de diminuer la récolte de paille. Quant à la densité de semis, 45 et 50 kg/ha sont indiqués pour atteindre le meilleur compromis entre le rendement paille et le rendement chènevis. Le semis est réalisé en ligne, avec un semoir à céréales classique à socs, à un écartement de 9 à 17 cm. Les faibles écartements diminuent le nombre de plants sur le rang et limitent ainsi la mortalité des pieds qui peut résulter d'une trop forte concurrence entre plantes. Un roulage après le semis est conseillé pour favoriser une bonne remontée capillaire, favorable à la germination des graines. Ce passage de rouleau améliorera les conditions de récolte en limitant la présence de cailloux et en nivelant le sol. 4 La fertilisation
au semis Pour favoriser le bon démarrage de la culture, l'azote sera apporté en totalité au semis. Les besoins sont de 115 unités si on vise un rendement de 8 t/ha de paille et 10 q/ha de chènevis. Cet apport est à raisonner en fonction du potentiel de minéralisation du sol. Bien sûr, il faudra veiller à respecter les doses plafond mentionnées dans les arrêtés préfectoraux de la directive Nitrates.

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