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Autres cultures - 13-03-2015

Quinoa, une culture à haute valeur ajoutée

CULTURE//// Pour diversifier ses productions et apporter de la valeur ajoutée, Patrick Souchay met en place des productions spécialisées, notamment le quinoa. Cette culture à l’itinéraire plutôt simple nécessite toutefois une bonne technicité et une prise de risque.

Je suis un battant, j’aime les challenges.” A 53 ans, Patrick Souchay a réalisé son rêve d’enfant : reprendre une exploitation agricole. Cet ancien responsable régional de BASF s’est installé en 2011 à Corzé (Maine-et-Loire) sur 164 ha. C’est vrai qu’il faut aimer les défis pour quitter un emploi salarié occupé depuis vingt ans, s’installer hors cadre familial et se lancer dans des cultures spécialisées ! Cela le fait sourire. “Sur les parcelles saines, je cherche à mettre des cultures à haute valeur ajoutée.” Il démarre d’emblée avec des productions de semences, pas moins de 50 ha (maïs, haricot, etc.). L’assolement est complété avec du blé tendre et blé dur, de l’orge d’hiver et du maïs grain. “Tout n’est pas encore bien calé, car le système n’est pas classique. Certaines terres sont humides, il faut jongler avec les parcelles saines et les cultures à mettre sur des sols portants.” Et les conditions climatiques de ces trois dernières années ne lui ont pas facilité la vie !

Un itinéraire simplifié mais un semis délicat

Au printemps 2014, il implante dix hectares de quinoa. “Au vu de l’itinéraire technique conseillé, il n’y avait rien de compliqué, j’ai donc tenté sur une grande parcelle, derrière un blé.” Pour Patrick Souchay, la difficulté majeure de la culture est le risque d’enherbement, notamment par les chénopodes, et l’absence d’herbicide homologué. Il est donc crucial de choisir une parcelle propre. Après un labour, l’agriculteur a réalisé deux faux semis avec un déchaumeur Lemken à dents et à disques. Le quinoa a été semé fin mars début avril, au combiné classique, herse rotative semoir à céréales, rappuyé par un rouleau Matrix. “Le lit de semences doit être bien préparé, et tassé sur 3 cm pour que les petites graines soient bien en contact avec la terre, surtout sur sol sec.” Dans les terres humides, il conseille de travailler le sol une fois bien ressuyé pour éviter les phénomènes de tassement et les problèmes de structure. “Avec 8 à 10 kg/ha, c’est du jardinage ! Il faut semer à petite vitesse, et à forte densité pour que ça lève vite.” C’est en effet la couverture dense et rapide du sol qui concurrencera les chénopodes. La protection sanitaire est simple, une bouillie bordelaise contre le mildiou au stade dix feuilles avant floraison. Et côté ravageur, une deltamétrine est pulvérisée pour éliminer les pucerons, principal ravageur. Le besoin en azote est de 200 unités, apportées pour 60 % au semis et 40 % avant la floraison. La culture est également gourmande en potasse et en réclame 200 unités ainsi que 100 unités de phosphore. Côté agronomique, cette amaranthacée présente l’avantage d’être une bonne tête d’assolement permettant de “faire un blé dur derrière”.

“Il faut être joueur”

La culture se récolte “quand la graine résiste à l’ongle, autour de la première quinzaine d’août”. C’est la coopérative qui donne le feu vert quand l’usine est en capacité de la recevoir et d’en assurer la traçabilité. La plante étant résistante à la verse, à la pluie, au froid et au sec, l’attente n’est pas anxiogène pour l’agriculteur. “Elle ne s’égrène pas mais peut germer sur pied.” Il est préférable d’effectuer une pré coupe avec une faucheuse andaineuse automotrice pour gagner des points d’humidité et atteindre la norme de 12 %. Les andains sont repris à la moissonneuse classique, “axiale de préférence”. A réception, l’humidité du lot est contrôlée, et les déchets et trop petites graines, pouvant représenter jusqu’à 50 % du poids, sont éliminés. Le rendement net espéré peut atteindre 3 tonnes/ha mais “si on rate le semis et la gestion des adventices, ça peut être zéro”, prévient Patrick Souchay. A raison d’un chiffre d’affaire de 1 000 €/tonne, le quinoa promet une marge brute bien meilleure qu’avec une culture classique. Mais comme pour toute production spécialisée, les semences notamment, “il faut aimer prendre des risques, une année on fait une bonne récolte, l’année d’après, on peut tout perdre”.

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