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Nitrates - 23-01-2015

Moins de pesticides : on efface tout et on recommence ?

Environnement//// Début décembre, la présentation par Dominique Potier, député UMP de Meurthe-et-Moselle, du rapport parlementaire Ecophyto 2 qui vise à réduire de 50 % l’usage des pesticides à l’horizon 2025, a provoqué de nombreuses réactions.

L’objectif de - 50 % d’utilisation de pesticides à horizon 2025 vaut plus que jamais car il y a des quasi-certitudes établies en matière de santé publique”, a affirmé Dominique Potier, député lorrain et agriculteur de profession, lors de la présentation du plan Ecophyto 2. “Il s’agit du plan de la deuxième chance, la dernière avant des stratégies plus dures.” Stéphane Le Foll, ministre de l’Agriculture, devrait donner son avis sur cette proposition fin janvier lors du Comité national d’orientation et de suivi. Pour Dominique Potier, “l’architecture finale de la version 2 sera prête d’ici la fin du 1er trimestre 2015”. Soixante-huit recommandations ont été retenues par les parlementaires. Parmi elles, le déploiement massif du réseau Dephy de fermes qui expérimentent dans les champs la baisse de l’utilisation des pesticides. “Nous visons les 3 000 fermes, contre 1 900 actuellement”, rappelle le député.

Un rapport qui fait débat

Le rapport Potier est excessif pour les agriculteurs et insuffisant pour les écologistes. Pour Guy Vasseur, président de l’Assemblée des chambres d’agriculture (APCA), “diminuer coûte que coûte les phytosanitaires en agriculture sans tenir compte de l’impact économique m’inquiète”. “Ce rapport à le mérite d’exister mais l’analyse n’est pas conduite sur le plan qualitatif, celui de l’impact des produits phytos sur la santé et l’environnement” a réagi le patron de la FNSEA, Xavier Beulin.

Selon lui, le travail parlementaire se borne à analyser les volumes de produits utilisés, à envisager des interdictions plutôt que des alternatives technologiques. “Il est très léger sur le volet innovation”, regrette-t-il. Selon Eugenia Pommaret, directrice générale de l’UIPP (Union des industries de la protection des plantes), “se focaliser sur la réduction des quantités est une erreur. Il y aurait plus de chance d’adhésion en valorisant ce que les agriculteurs font de bien, au niveau formation, contrôle des pulvérisateurs ou bandes enherbées”.

Divergences sur la taxation

Côté financement d’Ecophyto, le rapport propose de porter la contribution de la Redevance pollution diffuse au minimum à 100 millions d’euros. Pour Didier Marteau, président de la commission environnement pour les chambres d’Agriculture, “il faut faire attention car cette redevance est une taxe pour les agriculteurs”. Au contraire, Jean-Claude Bévillard, vice-président en charge de l’agriculture chez France Nature environnement, estime “qu’il n’y a pas de signal sur une fiscalité incitative. Les moyens sont insuffisants”.

Sébastien Picardat, directeur général de la Fédération du négoce agricole, pense “qu’on ne peut pas, d’un côté, voir l’agriculteur comme un professionnel responsable, libre de ses choix et, de l’autre, rejeter sur le distributeur la faute d’un objectif phytos non atteint, en le taxant”.

En matière de conseil, enfin, la mission préconise la montée en puissance d’un conseil agronomique ou stratégique indépendant, autrement dit à caractère public et libre des enjeux commerciaux. A ceux qui demandent un conseil indépendant de la vente, Vincent Magdelaine, directeur de Coop de France métiers du grain, leur répond que c’est un faux problème. “Les coopératives sont orientées par les attentes des agriculteurs en termes de revenu et d’image”, soutient-il.

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