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Sanitaire - 07-11-2014

Des cultures vectrices de cancers

Cancers et pesticides //// L’étude Agrican (AGRIculture et CANcer) étudie, depuis 2005, la santé en milieu agricole sur 180 000 personnes. Les derniers résultats révèlent que le cancer de la prostate se retrouve principalement chez les arboriculteurs, les producteurs de pommes de terre et les éleveurs bovins. Quant au cancer du poumon, il concerne les agriculteurs semant des pois fourragers.

Les exploitants agricoles fument moins que les autres. Un atout pour leur santé car le risque de cancer est diminué. Néanmoins, certaines pathologies restent surreprésentées chez les agriculteurs, selon les derniers résultats de l’étude Agrican (agriculture et cancer) présentée le 28 octobre à Paris. Pour la première fois, il a été démontré que la culture des pois fourragers est associée à “un excès” de cancer du poumon, a annoncé Pierre Lebailly, chercheur et coordinateur de l’étude Agriculture et cancers (Agrican). Un risque “deux fois plus élevé” pour les agriculteurs spécialistes de cette culture mais qui ne serait pas lié aux pesticides. “Ce serait plutôt la moisson et la poussière qu’elle produit qui sont à l’origine du cancer du poumon”, commente le chercheur. La taille des arbres fruitiers ainsi que la culture de légumes en plein champ favoriserait également ce type de pathologie. Autres résultats tangibles : les arboriculteurs, producteurs de pommes de terre et de tournesol sont touchés en nombre par le cancer de la prostate cette fois. Une maladie liée en grande partie à l’utilisation de pesticides. Le cas des éleveurs bovins est particulier. D’un côté, ils sont exposés aux insecticides appliqués sur leurs bêtes, ce qui induirait un risque de cancer de la prostate. D’un autre, ils sont protégés du cancer du poumon car leur exposition à certaines toxines d’origine bactérienne pourrait stimuler leurs défenses immunitaires. “Dans ce cas précis, il est difficile de communiquer sur la sécurité sanitaire”, commente le chercheur qui s’exprimait lors d’un colloque sur l’exposition professionnelle aux pesticides le 28 octobre à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses).

Des cancers spécifiques aux agriculteurs

D’autres cancers sont spécifiques aux agriculteurs. C’est le cas du mélanome de la peau chez les femmes exposées aux travaux extérieurs et des cancers liés aux cellules sanguines chez l’homme. Les prochaines conclusions de l’étude, lancée en 2005 dans onze départements, tenteront d’établir un lien plus direct entre cancers et utilisation de produits chimiques “pour être capable de donner une probabilité sur une culture donnée”. “L’agriculture est le premier secteur professionnel pour l’utilisation de pesticides dans le monde, avec un chiffre d’affaires d’environ 40 milliards de dollars en 2010”, rappelle Pierre Lebailly.

L’étude française ne fait pas figure de pionnière. Aux Etats-unis, Laura Beane-Freeman travaille sur les liens qui pourraient exister entre le cancer et l’exposition aux pesticides. Une évaluation menée depuis les années quatre-vingt-dix et appelée Agricultural health study. Par exemple, avec son équipe, elle a démontré que trois pesticides entraînaient un risque accru de cancer de la prostate en Caroline du Nord ou encore que vivre sur une ferme provoquait plus facilement des problèmes d’asthme allergique. “Cette étude est un grand défi mais en utilisant des méthodes créatives on peut connaître les implications des pesticides sur la santé publique”, conclut Laure Beane-Freeman.

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