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Pays de la Loire - 07-11-2014 - Christian Evon

“Dans la volaille, la situation des entreprises est difficile depuis 2008”

Champ libre

Baptiste Lelyon est expert en filières animales au sein de Crédit Agricole SA. Il intervenait la semaine au congrès de la Confédération française de l'aviculture.

Baptiste Lelyon est expert en filières animales au sein de Crédit Agricole SA

Baptiste Lelyon est expert en filières animales au sein de Crédit Agricole SA


"Depuis 2008, les entreprises voient se dégrader leur rentabilité et réduire leur capacité à investir, d'où une compétitivité fortement mise à mal. Mais les leaders ont une meilleure rentabilité, donc une meilleure capacité à investir” rappelle l'économiste. C'est le cas de LDC, qui vient d'absorber la branche volaille de Glon Sanders, filiale de Sofiprotéol. “Toutes viandes confondues, les entreprises françaises réalisent 21  milliards de chiffre d'affaires, dont 45 % pour les trois premières. Avec 11 % du chiffre d'affaires, le secteur des viandes est le quatrième en termes de volume d'activité derrière les céréales, le lait et les vins. C'est en revanche le premier employeur de main-d'œuvre dans l'agroalimentaire : 115 000 salariés pour 2 500 entreprises.”


“Pour la plupart des entreprises de viandes, la performance économique baisse depuis 2008. Avec 2,4 %, elle est deux fois plus faible que celles du secteur laitier, mais proche de celles des céréales” poursuit Baptiste Lelyon. “75 % de l'activité est réalisée par des entreprises dont le chiffre d'affaires est supérieur à 500 millions d'euros. On a connu une restructuration importante car il faut une taille critique pour viser les marchés internationaux.” Sous-entendu : il y a encore trop de petites entreprises qui n'ont pas la taille critique pour peser sur leur marché.


En volailles, le taux de marge brute des entreprises s'est rétracté à 40 % de leur CA en 2012, soit une perte de 1,3 point. “Elles affichent quand même une valorisation double par rapport aux secteurs de la découpe et de l'abattage. Les grandes entreprises (entre 50 et 500 millions d'euros de CA) ont trop de volumes pour tout valoriser sur le segment de la qualité(niche), mais aussi une taille trop faible pour développer des marques et faire face à la grande distribution.” “La baisse du coût alimentaire doit redonner du souffle à la filière, les industriels doivent reconstituer leurs marges et il y a des opportunités à saisir sur le marché international. On s'appuie sur des segments variés (standard, signes de qualité) pour pouvoir dégager de la valeur ajoutée.”


Christian Evon



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Catégories : Aviculture

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