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Pays de la Loire - 07-11-2014 - Rémi Hagel, la rédaction,

Made in viande : un public rare mais intéressé

COMMUNICATION

Bilan plus que mitigé pour Made in viande, l'opération de communication d'Interbev, qui s'est déroulée du 25 au 31 octobre. Le grand public a boudé les portes ouvertes. Sans doute à cause d'une communication inadaptée. Cela a été compensé par des échanges intéressants.

Au foirail de Château-Gontier, les centres de loisirs ont fait connaissance avec le marché aux veaux.

Au foirail de Château-Gontier, les centres de loisirs ont fait connaissance avec le marché aux veaux.


Quels échos en région ?

A Juvigné (Mayenne), Magalie et Eric Pouriel, producteurs de lait et de veaux de lait Label Rouge Bretanin, espéraient “montrer comment sont élevés nos animaux, aux citadins, qui ne savent pas toujours comment on fait aujourd'hui”. Mais devant la banderole fournie par Interbev, accrochée sur la porte du bâtiment, les deux éleveurs ont attendu en vain “les citadins”, en compagnie de leur stagiaire et de leur technicienne. Très décevant sous un beau soleil d'automne, et surtout, à 300 mètres du bourg.


De même, en Loire-Atlantique comme en Maine-et-Loire, les portes ouvertes dans les exploitations n'ont accueilli quasiment personne. Samedi 25 octobre, le lancement de l'opération dans le centre d'Angers (comme dans trois ou quatre autres villes en France) a permis de communiquer auprès des badauds. Quelques militants anti-viande ont perturbé la fête.


Ce bilan n'est pas exhaustif et contrasté, puisque l'offre était large : des bouchers aux abattoirs. Ainsi, en Sarthe, le Super U d'Arnage en a profité pour vanter son engagement “100 % français”, en proposant une Rouge des Prés primée au festival d'Evron. “La carcasse est partie dans le week-end. Et les retours clients sont très bons” indique Olivier Davase, le manager Boucherie (1).


En Mayenne, le marché aux veaux de Château-Gontier a connu un petit flux régulier de visites. L'association d'éleveurs Elroc a proposé trois portes ouvertes sur des fermes ; elles ont accueilli chacune une trentaine de visiteurs : quelques familles et beaucoup d'éleveurs. “Nous n'avons pas eu l'affluence qu'on aurait pu espérer” admet Jean-Louis Petit, responsable d'Elroc. Gros succès en revanche pour le négociant Didier Duroy, avec plus de 200 personnes. Mais, c'était presque uniquement des éleveurs.


Pourquoi ce relatif échec ?


En Loire-Atlantique, onze élevages ont ouvert leurs portes alors que dix jours plus tôt, le site dédié d'Interbev (www.laviande.fr) n'en mentionnait que deux. Cette programmation tardive n'a pas favorisé la participation.

“Nous allons faire remonter deux remarques principales” explique Jean-Louis Petit, d'Elroc. Tout d'abord, la période retenue : les vacances scolaires ont exclu les visites de groupes d'écoliers, et surtout d'étudiants en agriculture. Par ailleurs, “la communication d'Interbev était un peu verticale, en créant un site Internet. Qui va le voir ? Des gens qui sont déjà au courant qu'il existe. Même si c'est facile de dire cela après coup, il aurait fallu agir plus en amont au niveau local, en lien avec les collectivités”. Peut-être aurait-il fallu distribuer plus de tracts dans les boulangeries, plutôt que de s'appuyer sur une publicité nationale générale ? Avec le Label Bretanin, un élevage a accueilli environ 80 personnes à Montluçon en Loire-Atlantique. L'éleveuse avait envoyé d'elle-même des mails et distribué des affiches. D'autres éleveurs et deux bouchers étaient également présents.

Assez logiquement, les entreprises qui brassent des clients quotidiennement ont eu plus de facilité que les élevages à faire connaître leur initiative.


Quels motifs de satisfaction ?


A la boucherie Rebuffé d'Ambrières-les-Vallées, on a vu cinq visiteurs. C'est peu, mais “ils sont venus exprès. Ils n'auraient pas poussé la porte sans cette opération” témoigne Gilles Rebuffé. “Je préfère cinq personnes intéressées à cinquante qui défilent.” Même ressenti pour Jean-Louis Petit : “On a pu bien discuter avec les gens, c'est l'aspect positif.”


Par ailleurs, “on a commencé à communiquer avant et on continue après : on passe le film d'Interbev dans la boutique en permanence” explique le boucher.

On retiendra aussi la forte mobilisation d'une filière, preuve que cela est possible... pour une éventuelle prochaine édition.


Rémi Hagel avec la rédaction



(1) Lire le compte rendu ici.



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