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Nitrates - 24-10-2014 - Rémi Hagel

Comment aller chercher le fumier au fond de la fumière ?

Directive Nitrates

En Mayenne, DDT et profession ont multiplié les réunions d’information sur la directive Nitrates. La nouvelle mouture laisse des marges de manœuvre… à condition de remplir les bons papiers. Retours de deux réunions : à Méral avec les OPA et à Château-Gontier avec la DDT.

Que ce soit dans la réunion de la DDT (plus formelle), ou celle des professionnels (plus détaillée), les agriculteurs tentent d’assimiler les nouvelles règles et d’y entrevoir leurs marges de manœuvre.

Que ce soit dans la réunion de la DDT (plus formelle), ou celle des professionnels (plus détaillée), les agriculteurs tentent d’assimiler les nouvelles règles et d’y entrevoir leurs marges de manœuvre.


On peut détruire chimiquement les couverts végétaux en dernier recours, dans la limite de 20 % de la Scop, et si le terrain est conduit en TCS. La destruction du Cipan est réglementée, mais ensuite “si on nettoie la parcelle avant d'implanter le maïs, ce n’est pas interdit. C’est ce qu’on fait tous…” entend-on. “Oui… mais si on ne raisonne pas collectivement, et qu’on retrouve trop de glyphosate dans l’eau, on se tire une balle dans le pied” glisse Sylvain Le Graët, responsable Agro-PV de la chambre d'agriculture de la Mayenne.

Cet échange (bien qu’au sujet des phytosanitaires) résume les enjeux du nouveau programme sur les nitrates. Que ce soit dans la réunion de la DDT (plus formelle), ou celle des professionnels (plus détaillée), les agriculteurs tentent d’assimiler les nouvelles règles et d’y entrevoir leurs marges de manœuvre. Par exemple, sur le colza d’automne, l’apport est limité à 100  kg d’azote total à partir du 1er  août. Commentaire : “Il vous faudra épandre les 28 -29  juillet et prendre vos vacances plus tard”


“Il y a possibilité de jongler avec les calendriers” explique Jean-Louis Viot, spécialiste du dossier à la FDSEA. Sur les cultures implantées au printemps précédées de dérobées, “en tirant, on peut épandre toute l’année” analyse Sylvain Le Graët. Car des assouplissements ont été introduits : en hiver, l’épandage est fortement déconseillé, mais pas interdit… Assouplissement, certes, mais le calendrier ne dédouane pas de tout : réfléchir à une mise aux normes dépend aussi des projets d’avenir. “Dès que vous augmentez l’effectif, la mise aux normes doit suivre”, rappelle Jean-Louis Viot.


“Ça s'assouplit, mais ça se complexifie”


Sur le papier, il y a peu de changements pour les Mayennais (qui étaient déjà en zone vulnérable). En réalité, “ça s’assouplit, mais ça se complexifie” voit le conseiller chambre, à Méral. “Le diable se cache dans les détails” admet de son côté Alain Priol, le Directeur départemental des Territoires, à Château-Gontier. Or le quotidien est fait de détails. On peut stocker au champ un fumier de dinde, mais pas de poulet (à la conduite plus courte). Ou encore, “comment aller chercher du fumier de deux mois dans la fumière, puisque, logiquement, il se trouve au fond ?” demande un agriculteur. “On ne va pas mesurer au jour le jour. L’important, c’est que le fumier se tienne pour éviter la fuite d’effluents. Il faut du bon sens” répond Christine Cadillon, de la DDT. Prouver sa bonne volonté et qu’on est engagé pour réduire les effluents peut permettre une certaine souplesse lors des contrôles. C’est bon de se l’entendre dire… Ainsi, des projets d’aménagements pour l’abreuvement des bovins sont en cours sur la Taude, mais ne seront pas réalisés avant la date butoir de 2017. Si le processus est engagé, l’administration devrait l’accepter, affirment ses responsables.


Remplir les bons papiers


En fait, une certaine tolérance sera permise, à condition de remplir des papiers nécessaires. Des exemples ? Les exploitants qui devront augmenter leur capacité de stockage bénéficieront d’un délai jusqu’au 1er  octobre 2016, à condition de remplir un formulaire de déclaration d’engagement (1). Les seuils de 210 unités d’azote sont devenus des seuils d’alerte, qu’on peut dépasser, si on le justifie par un plan de fumure détaillé, qui confirme que l’équilibre de la fertilisation est respecté. Si la récolte se fait après le 20 octobre, on n’est pas obligé d’implanter un couvert hivernal, à condition de remplir l’annexe 2C… En zone d’action renforcée (ZAR), un seuil d’alerte de 190 UN/ha est instauré, au-delà duquel il faut réaliser une déclaration, avant le 30 mars. 57 % des exploitations mayennaises sont à plus de 190. “Demain, l’administration va se retrouver avec 3 000 déclarations sur son bureau” entrevoit la Chambre…


Finalement, “la difficulté, c’est de penser aux annexes”, aux déclarations en tout genre. “L’important est de savoir expliquer à l’administration. Au final, quand on voit les pénalités, il y a plus de peur que de mal” conclut Jean-Louis Viot.


Rémi Hagel


(1) Les élevages qui sont engagés dans un projet d'accroissement de stockage doivent se signaler, ainsi que les jeunes agriculteurs installés entre  2011 et  2015 (avant le 1er  novembre), les producteurs de poulets standards et les producteurs de porcs spécialisés avec maïs grain-blé.



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