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Autres élevages - 26-09-2014 - Antoine Humeau

"Une nouvelle hausse du prix du lait de chèvre est nécessaire"

CHAMP LIBRE

François Poirier est éleveur de chèvres à Vernantes (Maine-et-Loire) et président de l'Union caprine 49.

François Poirier est éleveur de chèvres à Vernantes (Maine-et-Loire) et président de l'Union caprine 49.

François Poirier est éleveur de chèvres à Vernantes (Maine-et-Loire) et président de l'Union caprine 49.



Le prix du lait de chèvre a augmenté de 50 €/1 000 litres cette année. Pourquoi une nouvelle hausse ?


On nous parle de sortie de crise et de marchés, mais dans les faits, les éleveurs ne sont pas du tout sortis des difficultés. Oui, cette hausse a permis de donner un peu de visibilité aux producteurs, mais on est loin des 120 €/1 000 litres qui auraient été indispensables ces deux dernières années pour couvrir nos coûts qui n'ont jamais été aussi élevés. Je vais clore ma comptabilité avec un résultat d'activité caprine qui n'est pas meilleur que l'an dernier. En plus, depuis 2010, on fatigue nos chèvres. On a commencé par les forcer à pisser du lait pour répondre à la demande, puis après on nous a dit de freiner, on a mis moins d'aliment, on les a amaigries, affaiblies, ça a tiré dur. Maintenant, cela fait deux années qu'on leur distribue du fourrage de qualité.


Envisagez-vous des actions ?


Au niveau régional, la production va rencontrer les entreprises les unes après les autres. Cela nous permettra de prendre la température. Mais j'ai peur que le marché du lait de vache, qui s'annonce avec des prix en baisse, ne soit en notre défaveur. Mais en fonction des réponses, oui, nous n'excluons pas des actions syndicales.


Le prix du lait est-il le seul levier ? Faire pression sur les fabricants d’aliments est-il envisageable ?


On attend en effet que les fabricants d'aliments fassent un réel effort de tarification pour nous permettre de réduire nos charges, parce que le levier valeur fourragère, on le maîtrise, mais seulement pour une part. Depuis deux ans la météo ne nous permet pas d'avoir des fourrages de qualité. Le problème, c'est qu'il n'y a pas vraiment de moyens de faire pression. Ceux qui ont développé des systèmes herbagers pour plus d'autonomie alimentaire sont également pénalisés, aujourd'hui, à cause de la météo qui a affecté la qualité de leur fourrage. Une nouvelle hausse du prix du lait est donc nécessaire.


Antoine Humeau



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