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Ovin - 12-09-2014

Faire pâturer les vergers basse-tige ?

Idée

Pourquoi ne pas laisser des moutons pâturer dans les vergers? L'initiative lancée par quelques éleveurs, notamment en bio, suscite un intérêt encore restreint. Mais l'idée fait son chemin. Le Shropshire semble la race ovine tout indiquée pour cette gestion un peu particulière.

Le Shropshire ne touche pas aux arbres

Cette race d'origine anglaise, croisée, est notamment employée pour le désherbage des plantations de sapins en Nouvelle-Zélande. Elle est aussi utilisée dans le Parc du Morvan, sous les sapins de Noël qui y ont été introduits. Car ces ovins ont une particularité : ils ne mangent pas les écorces, et leur laine serrée ne s'accroche pas aux branches.

Ils ne seraient qu'une quarantaine d'éleveurs en France à avoir des troupeaux Shropshire. Parmi eux, une petite dizaine d'arboriculteurs (pommes, poires, cerises, mirabelles) l'utilisent sur des parcellaires difficiles d'entretien et même en verger basse-tige. "Il n'y aurait pas de risque d'étouffement. Apparemment, ces animaux apprennent à être raisonnables", indique Nathalie Corroyer, chargée de mission à la chambre d'Agriculture de Seine-Maritime. Le 31 juillet, chez Hervé Duclos, producteur de ce département, une bonne vingtaine d'éleveurs sont venus s'informer et échanger sur ce mode de pâturage en verger cidricole et sur le Shropshire. Ces visiteurs venaient de l'Ouest, mais aussi de Picardie, du Nord-Pas-de-Calais et même de Corrèze. Car les informations manquent cruellement sur cette gestion animale des inter-rangs en verger. "Cela reste un peu empirique", note Nathalie Corroyer. Suivi par la Chambre de Seine-Maritime, le domaine de Hervé Duclos est ainsi l'un des 33 sites européens faisant partie du projet AGForward (agroforesterie), financé pour la période 2014-2017. L'objectif est de constituer une base de données sur le pâturage en verger, la fertilisation, la limitation d'intrants, les marges, etc. Même si tous les pays n'ont "pas tout à fait la même race", comme la Grèce.

En France, "tous les producteurs ne cherchent pas forcément à valoriser la viande", précise la technicienne de la chambre de Seine-Maritime. Les arboriculteurs y verraient plutôt une manière naturelle de remplacer la broyeuse d'herbe, et du même coup, de gagner en temps et en charges de mécanisation. "Même si le broyeur reste indispensable sur l'exploitation."

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