• Suivez-nous :

accueil
Environnement > Nitrates > “Tout n’est pas négatif”
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

Retrouvez bientôt le blog de l'expert

Un expert répond à vos questions en direct !

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Nitrates - 01-08-2014

“Tout n’est pas négatif”

REPORTAGE //// En décembre 2012, pour illustrer ce que le classement en zones vulnérables aurait comme conséquence sur une exploitation, la FDSEA 72 s'était rendue à Fatines, chez Olivia et Jérôme Boissel, éleveurs de vaches laitières. Ces derniers avaient exprimé leurs craintes. Qu’en est-il aujourd’hui ?

L’EARL de la Fromentinière, à Fatines, compte aujourd’hui 60 vaches Prim’Holstein et Normandes. Soit vingt bêtes de moins qu’en 2012. “La gestion des effluents nous a conduits à diminuer le nombre de vaches pour revenir au niveau de 2007, date de notre installation” raconte Jérôme Boissel. Cette mesure, radicale, a permis à l’éleveur de limiter les frais pour coller au plan d’actions sur la capacité de stockage des effluents en zones vulnérables. Il a ainsi pu conserver la surface bétonnée existante. Moins de vaches, moins d’effluents à stocker. L’équation est simple mais le bilan est douloureux. Les contraintes imposées par le classement limitent les projets et annihilent toute tentative de développement de l’exploitation. Malgré ce constat, Jérôme Boissel tire aussi des enseignements positifs.

L’atout des couverts végétaux

“Dès 2013, j’ai anticipé et je me suis mis à faire du couvert végétal. Autant essayer avant la date butoir de 2015” raconte l’éleveur. “Ça a un coût mais tout n’est pas négatif. Les champs sont restés propres cet hiver.” Jérôme Boissel en a même profité pour faire quelques tests sur plusieurs parcelles. En employant les deux techniques (sol sans couvert/après déchaumage), il a semé de l’avoine et du seigle pour voir où ça pousserait le mieux. “Il n’y a pas photo ! Les résultats sont meilleurs après déchaumage.” C’est l’arrivée du printemps qui pose le plus de problème à l’éleveur. “Je pratique la technique du semis simplifié. Il faut donc détruire tous mes couverts avant de semer. Or, avec toute la pluie qui est tombée, ils ont bien profité. J’ai dû faire un déchaumage chimique pour en venir à bout !” En 2014, le coût en intrants de l’exploitation a fait un bond : 70 euros supplémentaires par hectares, soit 3 000 euros de plus pour la surface de maïs. “Ce que je regrette, c’est qu’on va nous obliger à faire des couverts sans tenir compte des spécificités
locales. Fatines est sur un sol très humide et très séchant. On ne se rend pas sur nos terres quand on veut. D’une année à l’autre, les conditions changent. Mais les contraintes, elles, restent les mêmes.” En 2015, Jérôme Boissel devra passer au déchaumage mécanique. “L’heure passée sur le tracteur et la location de l’outil, on sait ce que ça va nous coûter. Mais le temps passé à déchaumer, non.”

Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services