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Pays de la Loire - 28-03-2014 - Christian Evon

Le réseau bio se mobilise pour garder l’aide au maintien

ACTUALITE

Si la Coordination agrobiologique des Pays de Loire se félicite du programme Ambition bio 2017 proposé par le ministère de l'Agriculture, elle s'inquiète de la possible remise en cause de l'aide au maintien suite à la régionalisation du Feader.


"Quand la maladie d'Aujeszky- est apparue chez les éleveurs de porcs, en 1983, deux stratégies se sont affrontées” a rappelé Pierre Brosseau, producteur de porcs à Mesquer et président de la section porcine du GDS. “Les Bretons, sous la pression des producteurs et des organisations économiques, l'ont traitée comme une maladie d'élevage. Ils ont décidé de vacciner. Résultat : ils ont traité pendant 20 ans sans se débarrasser de la maladie, avec un coût du vaccin estimé à 20 euros/truie, sans compter les pertes de porcelets. Ici en Loire-Atlantique, en s'appuyant sur la lutte collective et le mutualisme, on a pu en venir à bout assez vite”.

Les maladies d'élevage s'achètent


Notre zone est aussi un secteur où les élevages hors-sol sont beaucoup moins concentrés qu'en Bretagne. “Dans un élevage de 100 truies, on peut éradiquer une maladie en 18 mois, là où deux à trois ans seront nécessaires pour un cheptel de 1 000 truies” poursuit Pierre Brosseau. “Dans ce cas, le virus se propage beaucoup plus vite.” C'est la même logique qui a prévalu face à une autre maladie, le SDRP. Avec là encore un manque à gagner sur la vente des porcelets au sevrage.


“On fait avant tout du mutualisme et nos actions reposent sur des stratégies collectives de lutte” a rappelé le président du GDS, Stéphane Jeanne. Sur le département, 87 % des éleveurs sont des adhérents volontaires et la cotisation moyenne est de 3,40 /animal. Ce qui n'empêche pas la réapparition d'une maladie qu'on croyait disparue. “Récemment-, un cas de tuberculose est apparu sur Plessé, ce qui va obliger l'éleveur à tuberculiniser ses animaux pendant dix ans.”


Qui pilote le bateau FMSE ?


Philippe Collin, responsable national de la Confédération paysanne, siège au conseil d'administration du Fonds de mutualisation sanitaire et environnemental. “Le sanitaire, ça n'est pas qu'une question de prophylaxie. Qui va gouverner le FMSE, alors que l'Etat se désengage ?” La mission du fonds est d'indemniser les paysans pour faire face aux conséquences des accidents sanitaires qu'ils subissent. Le prélèvement forfaitaire est de 20 euros par éleveur.


Le fonds est organisé en sections spécialisées et le syndicat s'interroge sur la juxtaposition des filières : ruminantes, porcs et volailles. “Les questions sanitaires ne doivent pas être saucissonnées” réagit Philippe Collin, qui s'interroge sur l'efficacité du FMSE. “On a réussi à faire évoluer la gestion de la prévention des risques, qui pourront davantage être intégrés dans ses dépenses.”


“Des maladies nouvelles ou que l'on ne connaissait pas deviennent vite des problèmes économiques pour les éleveurs” avait rappelé plus tôt Pascal Holleville, le directeur du GDS. 28 % de mammites et diarrhées des veaux en plus, 25 % de boiteries ou encore 20 % de troubles respiratoires : six mois après la fusion, c'est ce que révèle une étude réalisée sur 80 élevages constitués après regroupements. De plus en plus, les GDS proposent un audit sanitaire, en partenariat avec le vétérinaire de l'exploitation, plusieurs mois avant le regroupement pour échanger avec les futurs associés sur les pratiques de chacun et les problèmes rencontrés.


Christian Evon



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