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Pays de la Loire - 28-02-2014 - Frédéric Gérard

L’OP Lactalis réclame son mandat

ORGANISATION DE PRODUCTEURS

Lors de l'assemblée générale, les responsables de l’association de producteurs de Craon vendeurs au groupe Lactalis ont demandé aux producteurs de leur donner leur mandat de négociation. Une deuxième fois, pour certains : mais ce mandat ne concerne plus seulement le groupement de Craon, mais l'organisation qui couvre tout le bassin, l'APLBL, officiellement reconnue OP Lait.

En 2013, les négociations OP-Lactalis s'étaient arrêtées. Elle devrait reprendre, dans une conjoncture favorable, selon Benoît Rouyer, économiste au Cniel, ici à Craon : “Toutes les entreprises tablent sur des prévisions de prix supérieurs à 2013.”

En 2013, les négociations OP-Lactalis s'étaient arrêtées. Elle devrait reprendre, dans une conjoncture favorable, selon Benoît Rouyer, économiste au Cniel, ici à Craon : “Toutes les entreprises tablent sur des prévisions de prix supérieurs à 2013.”


"Je tiens à signaler, et c'est important parce que mon nom est souvent associé, que je n'appartiens pas à l'entreprise Lactalis.” Aymeric Sabin est bien producteur de lait, à Ballots, à dix kilomètres de la laiterie de Craon (Mayenne). Secrétaire général de l'association locale de producteurs, il est chargé de collecter les informations transmises par les exploitations adhérentes. Voire, de les relancer. C'est le cas pour les conventions de négociation, qui tardent à lui revenir.

Impasse des négociations en 2013


Ces mandats autorisent les responsables d'OP à négocier au nom de leurs adhérents. Sans elles, les éleveurs mécontents doivent s'attaquer seuls à Lactalis-. “On va reprendre notre bâton de pèlerin, et aller chercher ceux qui ne nous ont pas répondu”, lance le président, Léandre Georget. Soit environ 250 producteurs. Les mandats, “c'est un aspect réglementaire sur lequel on n'a pas le choix, si on veut être efficace dans notre fonctionnement”, insiste Frédéric- Lachambre-, président de l'APLBL (producteurs Lactalis- Bretagne et Pays-de-la-Loire). 


L’association revendique 1 500 adhérents, dont ceux de l'association de Craon. “On se donne les moyens techniques et économiques de le faire”, reprend Léandre Georget-. L'assemblée générale a ainsi voté une cotisation mensuelle de 0,25 euro/1 000 litres destinée au fonctionnement des OP. Soit, actuellement, “36 000 euros”. Employer- un mi-temps, minimum, est une condition sine qua non imposée par les pouvoirs publics pour donner leur a-grément aux OP. La charge de travail administratif à assumer en fait une nécessité.


Pour l'heure, sans mandat, il s'avère difficile de discuter avec les industriels. Ainsi, au second semestre 2013, rien n'a bougé. “Les discussions ont été suspendues.” Jusqu'à la réunion du 19 décembre au terme de laquelle “un consensus, pas un accord”, a été trouvé. “On a constaté une volonté de travailler ensemble et de préparer les quotas”, reconnaît Frédéric Lachambre. Patrice Guillou, directeur adjoint des approvisionnements Lait de l'entreprise apporte son appréciation : en 2013, contrats et négociations sur les prix ont été “pollués par le discours politique”. Or, chez Lactalis, “nous pensons qu'il faut laisser faire les acteurs au niveau économique”, explique-t-il.


Des perspectives meilleures en 2014


En 2014, tout devrait donc aller mieux. “On a fait un pari sur l'avenir”, confie l'Angevin Frédéric- Lachambre. Plutôt que de jeter l'éponge, après “l'échec en 2013”, les discussions entre producteurs et Lactalis devraient reprendre. À condition de “bien définir le cadre des négociations, au niveau de l'Unell (union nationale), ou en région”, insiste Patrice Guillou.


Quant aux prix, “on s'attend à ce qu'ils restent soutenus, jusqu'à la fin de l'année, indique Benoît Rouyer, économiste au Cniel (interprofession). Rien ne laisse présager un retournement de tendance sur le marché mondial, notamment du fait de la demande soutenue des pays émergents. On pense que les prix seront sensiblement plus élevés, qu'en 2013 (344 euros).” Parmi les tendances lourdes, les besoins de la Chine, qui chose rare, “a officiellement communiqué sur ses besoins grandissants des importations”. Les négociations entre distributeurs et transformateurs allaient-elles aller dans ce sens ?


Frédéric Gérard



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Catégories : Lait Mayenne

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