• Suivez-nous :

accueil
Maine-et-Loire > Redécoupage des cantons, pour quoi faire ?
Mon panier :
0 article(s)

50 n° par an

METEO

Pub Rectangulaire défaut
A+
A-

Maine-et-Loire - 07-02-2014

Redécoupage des cantons, pour quoi faire ?

Réforme institutionnelle //// Le redécoupage cantonal défini par le ministère de l'Intérieur prévoit de diviser par deux le nombre de cantons tout en maintenant le même nombre d'élus. Un redécoupage qui ne passe pas, au conseil général.

L'an prochain, le Maine-et-Loire ne comptera plus 41 mais 21 cantons. Le redécoupage des frontières cantonales a été élaboré par les services du ministère de l'Intérieur. Il consiste le plus souvent à fusionner les cantons deux par deux. Mais aux élections cantonales, en mars 2015 (qui deviendront des élections départementales), il y aura deux élus par canton, de sexe différent (parité oblige). Soit 42 conseillers départementaux contre 41 actuellement.


Quel équilibre ville campagne ?


Les élus du conseil général étaient invités à émettre un avis consultatif sur ce redécoupage, lors d'une session extraordinaire vendredi 31 janvier. Si la gauche applaudit la réforme du gouvernement, la majorité départementale, elle, y est fermement opposée. Principal argument invoqué : la “sous-représentation du monde rural”. Ce redécoupage permet de réduire très fortement l'écart entre les cantons les moins et les plus peuplés, puisque le rapport jusque-là de 1 à 6, passe de 1 à 1,4. Forcément, pour réduire l'écart démographique, il faut beaucoup élargir la superficie des cantons les moins peuplés. “Cette réforme nie la place et l'importance des territoires ruraux, dénonce Paul Jeanneteau. Ceux-ci seront sous-représentés, les campagnes vont perdre des représentants alors que les villes vont en gagner”. “Veut-on toujours privilégier l'équilibre ville campagne ?” s'interroge Marie-Jo Hamard (Pouancé). La moitié des élus représenteront désormais le milieu urbain (Angers, Cholet et Saumur), contre un tiers environ jusque-là.

Autre grief, ce redécoupage ne respecterait pas suffisamment les entités territoriales déjà existantes (communautés de communes, Scot, etc.), et la superposition “risque de brouiller la lisibilité” s'inquiète Philippe Chalopin (Baugé). Mais “respecter l'intercommunalité, les bassins de vie, le pays, les Scots etc., c'est la quadrature du cercle”, répond Stella Dupont, chef de file socialiste de la minorité. Pour elle, “il faut avoir une vision et une position départementale, et ne pas rester chacun sur ses intérêts locaux”.


Un homme, une femme, un canton


La réforme a la vertu de rééquilibrer la représentation des femmes à l'assemblée départementale, puisqu'à partir des élections de 2015, les électeurs devront désigner un binôme constitué obligatoirement d'un homme et d'une femme par canton. Stella Dupont applaudit des deux mains, mais la mesure laisse dubitatif Michel Piron (Thouarcé) qui ne voit “pas bien comment ce nouveau binôme va pouvoir fonctionner”. Un scepticisme partagé par le président Christophe Béchu : “Deux élus sur un même canton dotés des mêmes responsabilités, est-ce que cela a un sens ?”, soulignant au passage une contradiction : “On nous propose moins de cantons mais plus d'élus, ce qui n'est pas le moindre des paradoxes !”

De façon générale, les conseillers généraux estiment que “la charrue a été mise avant les bœufs”, qu'il aurait fallu commencer par évoquer les compétences du département avant de se préoccuper du mode de scrutin. Pour Christophe Béchu, “la vraie question est celle de la soutenabilité des politiques sociales pour nos collectivités ou notre rôle face au vieillissement de la population”.

Vingt-sept élus ont émis un avis défavorable au redécoupage, et douze, un avis favorable.

Signaler un abus
Partaher par mail

RÉAGISSEZ

Vous devez etre identifié pour réagir à cette élément.

Si vous n'avez pas de compte vous pouvez vous inscrire ici

Adresse mail :
Mot de passe :
VALIDER
Pub Carré défaut
Innovations Performances Services